Cocardes : crées en 1912. Le diamètre des trois cercles est proportionnel
Bleu = 2 Blanc = 4 Rouge = 6
Portées initialement sur et sous les ailes, leur dimension est importante (elles débordent sur les ailerons) et elles couvrent les 4/5 de la corde de l'aile.
Fin 40 : apparition d'une fin liseré blanc.
Fin 45 : apparition d'un fin liseré jaune.
Dans les deux cas, ce liseré a son diamètre supérieur de 5% au diamètre global.

Drapeau de gouvernail : 3 bandes d'égale largeur sur tout le gouvernail.

Numéro de série-Type-Constructeur : portés en abrégé et en noir sur le drapeau du gouvernail.

Sigles constructeurs : dans le cas d'avions construits par des sociétés nationalisées mais issus des bureaux d'études
privés, ceux-ci portent un sigle double.

MB Marcel BLOCH
MS MORANE SAULNIER
LéO LIORE et OLIVIER
CAO Constructions Aéronautiques de l'Ouest
LN LOIRE NIEUPORT
ANF Ateliers du Nord de la France
BRE BREGUET
CR CAUDRON RENAULT
D DEWOITINE
Le rôle de l'avion ainsi que le nombre de membres d'équipage sont aussi inscrits.

C1 Chasse monoplace
C2 Chasse biplace
C3 Chasse triplace
AB2 Assaut Bombardement biplace
RB2 Reconnaissance Bombardement biplace
ET2 Entraînement biplace
BN4 Bombardement Nuit quadriplace
CN2 Chasse Nuit biplace
EP2 Entraînement Perfectionnement biplace
Nettement séparée, une série d'indications, en caractères plus petits, concerne les poids, carburants et lubrifiants.

PT Poids Total
PE Poids Equipé
PC Poids Carburants
PD ou P Poids Divers
ESSENCE Capacité en litres
HUILE Capacité en litres

Tous ces sigles étaient présents avant 1939.
Sur les avions produits après la déclaration de la guerre, les lettres, elles-mêmes, sont fréquemment omises. Elles sont reliées par
PT = PE + PC + PD.
Le numéro de série est reporté en rouge ou noir (plus rarement en blanc), de dimensions pouvant être importantes, sur les flancs
du fuselage. Son attribution se fait, soit en continu, soit en repartant au numéro 1, même dans le cas d'un avion d'un type différent.
Les prototypes et avions expérimentaux ont leur numéro qui commence par 0.
Certains types construits dans des usines différentes seront numérotés à partir de 1 dans l'une et de 1000 dans l'autre.

Matricules militaires : créés en 1925 par l'aéronautique militaire et la gendarmerie pour permettre la répression
des inffractions.
La circulaire précise que chaque avion sera muni d'un matricule constitué d'une lettre et de trois chiffres peints sur la surface inférieure
des plans inférieurs. Il est de couleur blanche ou noire et couvre 50 ou 90% de la corde à raison de 2 caractères par aile, lisible avion
arrivant de face.

Insignes d'escadrilles : héritées, pour la plupart, de 14-18, elles sont portées initialement en grandes dimensions sur les
flancs du fuselage. Elles seront réduites et changeront de place lors de l'apparition des camouflages. De nombreuses escadrilles et groupes
créeront leurs insignes entre les deux guerres.

Numérotation des avions dans l'escadrille : constituée d'un numéro porté sur la dérive, de dimensions
variables (30 et 50 cm), généralement sur une surface géométrique de couleur conventionnelle caractérisant l'unité. Une évolution se
produira dès 39.

Schéma de camouflage : pas de patrons ou de schémas standardisés. Seules quelques similitudes peuvent
apparaître sur des avions sortant d'une même usine ou d'une même série. Fin 39, des camouflages identiques seront appliqués sur des
avions d'une même série (POTEZ 63-11, LeO 451).

Insignes et décors spéciaux : bandes rouges et blanches sur l'arrière du fuselage pour les remorqueurs de cibles, bandes
blanches en Vsur les ailes et l'empennage pour certains avions d'entraînement à la chasse, bandes blanches sur l'aile, parallèles au sens de
la marche sur des avions du TOE, devant survoler des zones désertiques, immatriculations très grandes, en blanc, sur le fuselage d'avions
école désignant leur base et un numéro d'identité locale et enfin des insignes personnelles.

VARIATIONS CHRONOLOGIQUES

Jusqu'à l'automne 38 (crise de Munich) : métal, alu peint en kaki, entoilage peint en vert, chocolat/tête de nègre. Pour les
bimoteurs modernes,alu naturel.

De l'automne 38 à septembre 39 (déclaration de guerre) : introduction d'un camouflage. Les modalités serontdéfinies en
décembre 1938 mais étants incomplètes et imparfaites, elles seront reconduites en décembre 1939 :Surfaces supérieures kaki mat
Surfaces inférieures gris bleu clair
Lignes de séparation floues et ondulées
Hélices et moyeux ou casseroles noir mat
Le camouflage kaki sera amélioré en y mélangeant, par zones dégradées, du gris bleu foncé, du vert et du brun. La dominante est le gris. Les
surfaces inférieures, dites gris bleu clair, sont en fait relativement foncées.
Les inscriptions et les cocardes sont inchangées, seules les cocardes d'extrados seront réduites à 30 cm (invisibles à moins de 1000 mètres).
La mise en application de ces directives générales est subdivisée en catégories :
Avions déjà en service :
De guerre : suivent les dispositions ci-dessus, sauf les avions déjà peints en kaki/vert ou tête
de nègre. Ce travail est effectué par les soins du parc.
De liaison : même dispositions mais surfaces inférieures alu mat.
D'entraînement : pas de camouflage mais alu mat.
Avions neuf :
divisés en avions de guerre, de liaison et d'entraînement, ils suivent les mêmes règles, sinon queles avions de guerre doivent être
en trois tons.
Avions réquisitionnés :
avions de transport camouflés comme des avions de guerre et des avions de liaison ou école qui suivront les règles précitées. Les
avions sanitaires seront blancs avec les insignes nationaux et la croix rouge de dimensions suffisantes. Cependant, au vue de l'ampleur
du travail et des fantaisies des peintres, il va exister une variété considérable de tons et de formes de taches.

De septembre 39 à janvier 40 : pas de variations mais l'ordre d'effacer les insignes d'escadrilles (pas spécialement suivi).Durant
cette période, apparaissent de façon locale, unité par unité, des caractères particuliers comme :
* numéro de l'avion dans l'escadrille très grand sur le fuselage et ou porté sur l'aile droite.
* Casseroles colorées (assez limité).
* Insignes ou nom personnel plus nombreux.
En usine, disparition du matricule sous les ailes, parfois absence de numéros de série sur le gouvernail (D-520), ainsi que des indications de poids et
carburants.

De janvier 40 à juin 40 : le 15 janvier 1940 ordre est donné, suite à des méprises, de :
* augmenter au maximum (1,2m de diamètre) les cocardes des ailes supérieures et d'introduire une cocarde de fuselage.
* réduire à 30 par 30 cm maximum l'insigne d'escadrille et de la porter sur le plan fixe de la dérive, le numéro de l'avion
passant en blanc et d'une hauteur égale au diamètre de la cocarde de fuselage et placé derrière celle-ci. L'application de
ces mesures est loin d'être complète en mai 1940 et les méprises toujours présentes. Il est ordonné le 5 juin, avec mise en
application le 15 juin au plus tard, de cercler la cocarde de fuselage d'un fin liseré blanc de 5cm et de peindre une bande
blanche de 10cm de large de chaque coté du fuselage, centrée sur la cocarde. Durant cette période, on peut noter quelques
barbouillages en gris bleu clair, ou équivalent, du matricule sous les ailes (MS-406, Potez 63-11). Les cocardes sont aussi,
parfois, salies ou matifiées à l'essence pour les rendre moins visibles.

De juillet 40 à juin 41 (transition entre l'armistice et l'aviation de Vichy) : les incidents d'Oran (juillet 1940) et la campagne
de Syrie vont influencer fortement l'évolution durant cette année.En date du 9 juillet 1940, ordre d'apposer un liseré blanc de 5cm autour
des cocardes de fuselage et une bande blanche traversant la cocarde en son centre et courant le long du fuselage (distinction entre avions
français et anglais). Cette modification ne se fera que très lentement (environ 90% des appareils durant l'hiver 40/41), sauf pour les appareils
en contact direct avec l'ennemi. Dès mai 1941, en Syrie, la dérive et l'empennage des avions sont peints en jaune vif. Cette mesure s'applique
aussi en Tunisie. La note du 11 juin 1941 précise que tout l'avant du fuselage jusqu'au bord d'attaque de l'aile sera également peint en jaune vif.
Cependant cette mesure ne sera pas appliquée, seule la casserole d'hélice sera peinte en jaune et ce, sur les chasseurs.

De juin 41 à février 42 : le 24 juin 1941, une note rappelle que la cocarde du fuselage aura un diamètre de 60 cm, liserée de
blanc sur 5 cm de large et munie d'une bande blanche de 10cm de large s'étendant, au moins, d'1m50 de chaque coté de celle-ci. Les cocardes
d'aile auront un diamètre de 80cm (dessus et dessous). Instauration de bandes alternées rouge et jaune de 20 a 25cm de large sur les capots
moteur et l'empennage complet, à l'exception du gouvernail qui restera tricolore. La date de réalisation complète est de trois mois mais beaucoup
d'exemples montrent qu'après 6 mois, moins de 50% du parc avait été fait. Le 16 août 1941, une instruction modifie, cette fois, les tons de base
du camouflage et leur mode de répartition. Le dessus sera gris bleu foncé mat, comme base, avec le kaki mat et la terre de sienne étendus en
marbrure dessus. Les surfaces inférieures recevront de l'alu mat qui doit remonter jusqu'au 2 tiers du fuselage. Les couleurs seront fondues. Il
sera possible d'utiliser des badigeons lavables pour des opérations temporaires : blanc pour la neige et sable pour le désert (boue ou argile).
Cette instruction ne sera, pratiquement, pas suivie.

Automne 41 (théâtre tunisien) : suppression de la cocarde de fuselage avec application de bandes tricolores sur et sous les
ailes. Elles feront 30cm de large, elles seront inclinées de 30° par rapport à l'axe de l'appareil et s'écartant de celui-ci vers l'arrière. Les avions
non munis de ces marques au 18 janvier 1942 seront interdits de vols. Cette demande sera surtout appliquée sur D-520 et Potez 63. Le 6 février
1942 verra cette mesure appliquée à toute l'armée de l'air, aussi bien, en Tunisie qu'à Madagascar ou qu'en Indochine. En Indochine, le 9 février
1942, une note impose la disparition des bandes alternées rouge et jaune de l'empennage et son remplacement par une couleur rouge uniforme
ainsi que l'application d'une bande de fuselage de 50cm entourant celui-ci, à l'arrière de la cocarde.
Après l'occupation de la zone libre et l'invasion alliée de l'Afrique du Nord, le 7 novembre 1942, tout matériel récupéré par les Italo-Allemands
devra porté une bande blanche de 50cm de large autour des ailes et du fuselage. Le dessous du capot moteur sera, lui, peint en jaune vif.

LA REALISATION PRATIQUE DE LA PEINTURE

Les modalités pratiques de mise en oeuvre des enduits et peintures ainsi que de leur teinte apparaissent, pour l'essentiel, en 38/39 mais des
amendements vont courir jusqu'en 1942.

La protection : se fait en trois couches : l'impression, post-impression et la finition. Ces trois couches successives, après
séchage et durcissement, apportent une surcharge de 110g/m². Elles donnaient un résultat brillant dans n'importe quelles teintes
homologuées. Les teintes de finition mates n'étaient utilisées que pour le poste de pilotage et la planche de bord.

Le camouflage : réalisé par des couches dites supplémentaires de peintures mates. Elles étaient utilisées soit en couches
continues, soit en tâches suivant des spécifications émanant des militaires.
La plupart des documents spécifient que les teintes de fond devront être sombres et que lorsqu'il faudra peindre des tâches, celles-ci
devront être larges et à bords fondus.
Les instructions officielles prévoyaient et même préconisaient des mélanges de peinture d'où l'infinité de tons possibles. Il est, de plus,
clairement établi que dans de nombreux cas, le système D remplaça les enduits homologués par ce que l'on avait sous la main.

Les peintures intérieures : les intérieurs des ailes, volets, carters moteurs, portes de train doivent être chamois brillant. L'intérieur
des cabines bleu nuit brillant (pas toujours le cas)
Le vert «émaillite » est en fait un enduit de tension, de couleur rouge brique, appliqué à la brosse et recouvert de plusieurs couches de finition,
dans les teintes conventionnelles, appliquées au pistolet.

LISTE DES TEINTES CONFORMES AUX SPECIFICATIONS

Teintes brillantes :
gris bleu clair fuselage, coque, ailes
gris bleu foncé fuselage, coque, ailes
kaki fuselage, coque, ailes
alu fuselage, coque, ailes
bleu cocardes et tuyauteries (code couleur selon fluides)
blanc cocardes et tuyauteries (code couleur selon fluides)
rouge cocardes et tuyauteries (code couleur selon fluides)
noir inscriptions, tuyauteries
vert carter moteurs, tuyauteries
jaune tuyauteries
brun tuyauteries
chamois protections intérieures

Teintes mates :
blanc camouflage
noir hélices
vert camouflage
ombre calcinée camouflage
terre de sienne camouflage
gris bleu foncé camouflage
gris bleu clair camouflage
kaki camouflage
brun camouflage
bleu de nuit intérieur cabine

Source REPLIC