Les Analyses

MESSERCHMITT Bf-110-E

Eduard 1/48

340 pièces en plastique dont 12 transparentes et 55 prévues pour une autre version.
2 planches de photodécoupe dont une prépeinte.
1 feuilles de masque.

Dimensions
envergure
longueur
1/48
338,5 mm
250 mm
Maquette
338 mm
250 mm

A l'ouverture de la boîte, on est étonné car elle pleine comme un oeuf. Le nombre de pièces est conséquent même si une bonne partie est réservée pour d'autres versions.
Les dimensions de la maquette sont bonnes. La gravure en creux est très belle et les lignes de rivets restent discrètes. On est en présence d'un modèle haut de gamme du niveau des meilleures productions Nippones, voire supèrieur. Merci Mr Eduard, cela prouve qu'avec de la bonne volonté, les marques Européennes peuvent se hisser au somment.
Le montage à blanc est excellent. Les détails fourmillent comme pour le cockpit, par exemple, composé à lui seul d'une centaine de pièces. A noter la présence d'un troisième siège qui équipé la version chasse de nuit.

4 décorations sont proposées :
1)le 110 du Lt Herbert KUTSCHA du 5/ZG WESPEN en Russie 1942 : S9 + NN
2)le 110 de StTROND du 4/NJG 1, en Belgique 1942 : G9 + JM
3)le 110 du Lt Felix-Maria BRANDIS du 1.(Z)/JG77 à Malmi Finlande en 1942 : LN + LR
4)le 110 Nr 4035, Sonderkommando Junk en Irak, mai 1941.








Le Britten Norman Islander BN2

Airfix 1/72

Les fabricants de maquettes rééditent de temps en temps d'anciennes références, ce qui est heureux. C'est le cas pour cette maquette apparue sur les étagères dans les années 80. Certains diront ; pfff c'est du civil... mais la boite permet aussi de réaliser la version militaire : le « Défender ».
En service depuis 1965, ce petit bimoteur a été produit a plus de 1200 exemplaires (civils et militaires). Idéal pour le cabotage il équipe de nombreuses compagnies, notamment dans les « Iles » .
La Maquette : c'est du Airfix livré « en vrac » dans la boite. Quelques grappes avec leurs typiques canaux d?injection carrés. Maquette « en relief » qu'un bon ponçage atténuera. Présence aussi de nombreuses marques d'éjection (Il faudra faire appel à messieurs Ponçage et Mastiquage...)
La décoration permet de réaliser trois machines : 2 Civiles (un Anglais et un Néo Zélandais) et une militaire un « Defender » Philippin.
Les plus courageux pourront oser d'autres décorations .( La fabrication de decals par informatique est devenue plus aisée)
En complément, deux machines prises sur le terrain du Lamentin (Martinique) au début des années90.
Un BN2 de Trans Island Air immatriculé à La Barbade
Un BN2 immatriculé au Etats Unis appartenant à un hôtel de luxe des Iles Grenadines chargé de récupérer des clients sur l'aéroport.


Kit pour transformer un Ta152H en Ta152C Réf:FUS4806

FUSION MODELS
1/48

FUSION MODELS
Fusion Models
3141 Paul-Pau
Montréal Québec
H1L4M2 Canada

Site : www.dp9.com/fusion/
Pour information et conditions de vente (les sets sont dans la rubrique « Historical Models »). Bien que le site soit en Anglais, il est possible d'écrire en Français. Alain Gadbois maquettiste Canadien produit sous le label Fusion Models des sets de modification au 1/48 (et maintenant au 1/32) pour appareils de la Luftwaffe.

FUS4806:
Une de ses dernières réalisation au 1/48 qui permet de transformer un Ta152H en Ta152C.à partir de la maquette Dragon/Italeri
Dans la lignée des Focke Wulf 190 conçus par Kurt Tank, les Ta152 (Ta pour Tank, le RLM lui ayant octroyé le droit d'utiliser son nom pour ses réalisations) auraient du être les successeurs du Fw190D, le Ta152C chasseur standard pour remplacer le Fw190D9 (le 190D n'étant dans l'esprit de Kurt Tank qu'une machine de transition), et le TA152H un chasseur haute altitude. Compte tenu des événements, seuls quelques exemplaires (une dizaine) des deux versions eurent le temps d'être produits.
Différences principales entre les deux versions :
Les ailes : courtes et semblables à celles du FW190D9 pour le Ta152C, allongées pour le Ta152H
Le moteur : un DB603LA pour le Ta152C et un Jumo213E1 pour le Ta152H
L'hélice : une VDM VP pour le Ta152C, une VS9 pour le Ta152H

Le set :
Il se compose de 17 pièces en résine, d'une planche de décals et d'une notice bi lingue (français anglais) en couleurs.
Soit : deux ailes avec ailerons séparés, un capotage moteur dans lequel s'insère une pièce représentant l'arrière du moteur, le compresseur, les pipes d'échappement, le radiateur et une hélice (pales séparées) avec sa casserole.
A l'examen des pièces cela ressemble à de l'injecté : couleur, aspect et souplesse (et pourtant c'est de la résine). Les pièces sont finement gravées en creux avec un luxe de détails. Il y aura seulement à prévoir un léger ébarbage ainsi qu'un peu de chirurgie (bien expliquée dans la notice) sur la maquette Dragon /Italeri. Petit plus, la carotte des pales d'hélice est aussi un outil permettant d'aligner les pales au montage.
En conclusion : un produit d'une grande qualité pour réaliser une maquette qui sort de l'ordinaire.

Documentation :
Le Monogram Close Up n° 24 consacré au Ta152 propose entre autres une photo du VH+EY et trois du CI+XM..
Chez AJ Press : La monographie n°21 : Fw190D et Ta152 (en Polonais), expose d'autres photos du CI+XM , ainsi que dessins et photos du moteur et de son installation.


Kit pour transformer le Heinkel 162 à empennage papillon Ref :FUS 3201

FUSION MODELS
1/32

Après des sets au 1/48, et avec l'arrivée sur le marché de nombreux modèles au 1/32, Fusion Models se lance dans cette échelle avec un set destiné à la maquette Revell du Heinkel 162.

Le Heinkel 162 répondait à une spécification du RLM , d'un chasseur léger à réaction de préférence en matériaux non stratégiques, facile et rapide à construire. De nombreuses variantes de l'étude de base furent envisagées. Parmi celles ci un chasseur à empennage papillon. Selon certaines sources le prototype n°19 (VI+ML) aurait effectué un vol dans cette configuration, non retenue , les machines de série recevant un empennage bi dérive. Selon d?autres sources, l'empennage papillon aurait du entrer en production en 1946 pour simplifier la fabrication.

Le set
Il permet de réaliser l'empennage papillon. Il se compose de cinq pièces en résine et d'une notice bilingue en couleurs: Soit, deux dérives, deux ailerons et un support. Comme pour le set précédent la résine et les pièces sont magnifiques. Luxe suprême, l'ensemble est conçu de telle manière qu'il est possible de présenter la maquette en exposition, indifféremment avec l'un ou l'autre des empennages.

Documentation :
Il n'existe apparemment pas de photos d'un prototype équipé de l'empennage papillon. Tout au plus trouve t'on des dessins et plans de l'installation (Jets Planes of Third Reich, Monogram Close Up n°11, He162 aux Edtions MBI, entre autres...)


Le GOPPINGEN Gö9

AML
1/72

Lorsque au début du second conflit mondial le Professeur Claude Dornier proposa au RLM un projet de chasseur lourd « push pull » (le futur Dornier Do335), celui ci le refusa estimant que la Luftwaffe n'avait que faire d'un nouveau chasseur, le Messerschmitt 109 suffisant amplement.
Tout ce que Dornier put obtenir (difficilement) du RLM fut une maquette volante pour tester la propulsion arrière au moyen d'un arbre de transmission long.
Cette maquette volante, le Göppingen Go9 (une réduction au 1 /2.5 du Do17) fut réalisée par la firme Schempp Hirth spécialiste des planeurs. Mue par un moteur en ligne Hirth de 80cv ce petit appareil fit son premier vol début 1940 remorqué au décollage par un Do17. Le Gö9 fit de nombreux vols jusqu'en 1941, vols qui permirent de valider le concept de l'hélice propulsive à long arbre d'entraînement.

C'est donc la maquette au 1/72 de ce petit oiseau que nous propose la marque AML. La maquette enfermée dans une boite de carton à couvercle (beaucoup plus solide que les précédentes boites de la marque) se compose d'une grappe en injecté finement gravée en creux, d'une pièce en résine (siège, manche à balai, antenne, moyeu d'hélice, masselottes de compensation), d'une planche de décals (très fins et sans swastika), d'une verrière thermoformée et d'une notice. Une seule décoration (avec variantes) sur base RLM05 (couleur crème), comme sur l'appareil réel.
La documentation est assez chiche, quelques lignes avec deux ou trois photos dans les ouvrages sur le Dornier Do335. La plus complète sur trouve sur Internet ici avec un bref historique et 6 photos dont une en couleur. D'ailleurs, la notice très complète et exacte suffit amplement au montage
En conclusion : une jolie petite maquette originale pour accompagner les différentes maquettes du Dornier Do335.

Grappe 1 Grappe 2


Savoia S.21 Seaplane

Finemodels
1/48

Porco-Rosso est un personnage de manga japonais qui, comme son nom l'indique, est l'histoire d'un petit cochon dans l'Italie des années 30.
La maquette est un SAVOIA S.21 de la marque Fine-Models. Le box-art de la boite est superbe. Je n'ai pas cherché à savoir si les formes étaient exactement les mêmes que l'avion réel car c'est un manga donc imaginaire...
En ouvrant la boite, on trouve une notice très bien faite mais tout en japonais et mon japonais... Les teintes sont des références Gunze donc trouvables.
Les grappes en plastique rouge possèdent une gravure en creux, fine et régulière. La découpe du fuselage est très bien faite. La partie supérieure du fuselage est d'un seul tenant et une autre pièce forme la partie inférieure. Cela facilitera la mise en peinture : rouge pour la première et marron pour la seconde.
Les parties mobiles sont séparées donc pas de prise de tête pour les représenter braquées. L'intérieur est complet, on pourra, si on le veut, ouvrir quelques trappes. L'assemblage se fait sans mastic, seuls les flotteurs demandent un peu de travail mais juste assez pour se croire bon maquettiste :-))
En prime, est fournie la figurine de Porco-Rosso pour mettre dans le cockpit mais aussi, à plus grande échelle et debout, le même personnage ; pour les amateurs.
Les décalcomanies sont fines et brillantes. Les écussons sont séparés des aplats blanc et vert ce qui permet de les faire en peinture, gage d'un meilleur résultat.
En conclusion, une maquette très belle, à la portée de n'importe quel débutant, mais malheureusement mal distribuée en France. Seul le magasin Flight66 le vend.


D-30 Haubitze

SKIF
1/48

Le D-30 est un canon d'artillerie tracté soviétique de calibre 122 mm. Il a équipé beaucoup d'armées « populaires » y compris au moyen orient.
La maquette SKIF vient d'Ukraine et n'est pas engageante (boite peu pratique, box-art nul). En l'ouvrant, ce n'est pas mieux. Une série de grappes en plastique tendre, un peu de photodécoupe et des pneus en vinyle composent l'ensemble.
Le moulage est grossier, il y a des retassures et les détails sont peu nombreux et empattés. Le frein de bouche n'est que d'un seul type et s'ajuste mal. Le système optique de visée est très spartiate. Heureusement la planche de photodécoupe de chez Eduard vient le compléter. Et pour une fois, elle devrait servir entièrement.
En conclusion, cette maquette a juste le mérite d'exister, c'est la seule à cette échelle et elle n'est pas chère (19 euros). Les canons d'AFV n'ont pas de soucis de concurrence avec l'Ukraine.
A recommander aux monteurs expérimentés.


North American RA-5C "Vigilante"

Trumpeter
48ème
Beaucoup de pièces....
Gravure en creux fine et régulière
Deux décorations en gris et blanc:

* USS America
* USS Nimitz


Dimension envergure longueur
16,17m 23,35m
48ème 33,7cm 48,7cm
Maquette 33,7cm 47,5cm

Cela fait pas mal de temps que j'attends la maquette de ce bombardier raté reconverti avec succès en avion de reconnaissance.
La boite, de taille respectable, possède un box art qui ne donne pas envie d'aller voir ce qu'il y a dedans. Cela ressemble trop à des produits chinois de mauvaise qualité. Mais une fois le boite ouverte, ce n'est que du bonheur.
Les parties vitrées n'ont pas de plan de joint au milieu, comme l'a fait Tamiya sur son F-16 au 1/32 ...
Les réacteurs sont fournis et sont très beaux, mais vu que pour moi ce sera tout fermé, je ne m'y attarderai pas dessus.
Les sièges éjectables sont très bien représentés tout comme le cockpit. Une feuille de rhodoïd est présente pour représenter les cadrans des tableaux de bord. Les kits d'amélioration en résine pourront rester sur les étals.
Les ailes offrent la possibilité d'être montée repliées avec tout ce qu'il faut, juste la tuyauterie est à rajouter, mais rien de bien difficile.
D'origine, on trouve aussi le radar ainsi que la perche de ravitaillement. :-))
Vu que c'est un avion de reconnaissance, pas de bombes. Mais des bidons et des flashs pour les photos de nuit.
La partie du montage que j'appréhendais le plus était le croupion. Mais bonne nouvelle, il est en une seul pièce, donc pas d'ajustements aléatoires donc, par voie de conséquence, pas de masticage.
Le tout est fournie avec une notice clair, une planche, au format A5, de décalcomanies qui me semblent un peu épais et 2 série de plan 3 vue en couleur. Si avec tout ça, je ne m'en sors pas...
Dernière chose, j'ai pu lire, par-ci, par-là, des commentaires négatifs sur la représentation des rivets. Pour moi, c'est sobre et de bon goût, comme sur le
F-104 de Hasegawa.

PS : Il existe aussi des déco SEA (Vietnam) chez Superscale


Le Dewoitine D338

Broplan
72ème

Descendant du D332 , le trimoteur D338 dont le prototype vola à l'été 1936 fut construit comme transport de passagers. Après des essais concluants la compagnie Air France le commanda. 31 Avions furent construits dont 29 pour la compagnie Nationale et 2 pour le gouvernement Français
Sa carrière dura une dizaine d'années (1937-47). Dix furent détruits pour différentes causes (accidents, guerre,...), deux furent cédés à l'Argentine, la Deutche Luft Hansa (DLH) en « loua » 4 pendant la guerre. Ils traversèrent ces années sous diverses couleurs (Air France, Vichy, France Libre, Gouvernement Français...)

Documentation : les fanas de l'aviation 235 et 236 (1989), Icare n°106 (Air France tome1) Replic n°160 (Décembre2004).

La maquette :
C'est une maquette thermoformée au 1/72 que nous propose l'artisan Polonais Broplan (sous l'impulsion de son importateur Français LB Plan). Le sujet est intéressant, même s'il s'agit d'une maquette plus compliquée à monter qu'une « Tamigawa ». Les maquettes d'avions de ligne « anciens » sont assez rares pour ne pas bouder notre plaisir. Petit reproche : le boitage aurait mérité d'être plus grand.

Impressions :
Cette maquette se compose de cinq gaufrettes de plastique, de deux grappes de pièces injectées d'une notice, et pour nous veinards de Français d'une planche de décals (qu'il faudra vernir avant utilisation). Impression mitigée à l'examen des pièces. Les lignes de structure sont trop marquées et empâtées (la machine réelle est lisse à l'examen des photos). Certaines pièces sont peu épaisses ; il faudra faire attention au montage et prévoir des renforts. Mais ce qui est un inconvénient pour les fuselages par exemple peut devenir un atout (portes de train ou capots moteurs par exemple). Un bon point aussi : la présence d'un longeron, pour positionner les ailes sur le fuselage. Absence d'aménagement de la cabine, pourtant bien visible à travers les vitrages conséquents.

En conclusion : Maquette originale, difficile à monter et relativement chère (mais quand on aime...)


CHANCE-VOUGHT F-8E (FN) « CRUSADER »

HASEGAWA
48ème
127 pièces en plastique injecté dont 7 transparentes
Gravure en creux





Dimension envergure longueur
10,87m 16,61m
48ème 22,6cm 34,6cm
Maquette 22,6cm 34,6cm

Le Chance Vought XF8U-1 effectua son premier vol le 25 mars 1955, pulvérisant, par la suite, tous les records de l'époque. Engagé dans le conflit du Viet-nam, il termine la guerre avec le meilleur rapport victoires/pertes des avions présents sur place. Il est retiré du service le 29 mars 1987.
Au début des années 60, la France cherche un successeur au vénérable « Aquilon » et se tourne, donc, vers les États-Unis qui ont le F-8 et le F-4 de disponible. Ce dernier étant trop imposant pour les porte-avions français, c'est le « Crusader » qui sera sélectionné. Basé sur la version E, l'hypersustentation sera améliorée et il sera adapté pour pouvoir emporté le missile Matra R530, remplacé en 1991 par le R550 « Magic 2 » plus performant . Il sera renommé F-8E (FN) pour French Navy.
Un total de 42 appareils sera commandé dont 13 seront chargés à bord de l' «Arromanches » en octobre 1964, les autres embarqueront à bord du « Foch » au début 1965. Ils seront définitivement opérationnels en mars 1966.
Entre 1990 et 1997, 17 machines seront rénovées et s'appelleront, désormais, F-8P. Cette remise à niveau concernera, essentiellement, l'électronique : ILS, IFF, détecteur d'alerte « SHERLOCK », centrale de cap et de verticale, plus remplacement du siège éjectable Martin-Baker Mk-F5A-F par un Mk-7 et changement de la pieuvre électrique. Il sera définitivement retiré du service le 31 décembre 1999, au plus tard, après 35 ans de bons et loyaux services.


HEINKEL He-280 / Jumo 004

EDUARD
48ème
73 pièces en plastique injecté dont 4 transparentes
Express mask pour la verrière, le phare d'atterrissage et les jantes des roues
Un lest en plomb
Gravure en creux
Deux décorations :
* He-280 V2 le 16 mars 1943
* He-280 V8 le 19 juillet 1943

Dimension envergure longueur
12,00m 10,40m
48ème 25cm 21,66cm
Maquette 25cm 21,6cm

Véritable précurseur du Me-262, le HEINKEL He-280 fit son premier vol le 22 septembre 1940. Dépourvu de ses moteurs mais équipé de ses nacelles carénées, il était remorqué par un He-111 pour permettre à ses concepteurs de tester ses qualités de vol. C'est le 2 avril 1941 que les réacteurs, des He S8 A, furent installés, mais sans leurs carénages et ce n'est qu'avec l'apparition du prototype V2, que l'avion vola dans sa forme quasi définitive. Le 20 avril 1943, retard lié à leur mise au point, les réacteurs Heinkel furent remplacés par des Jumo 004.
L'avion, à train tricycle, devait être armé de trois canons MG151 de 20mm installés dans le nez et devait être capable de voler à mach 0,82. En outre, il était équipé d'un siège à catapultage pneumatique qui permit à son pilote d'essai de s'éjecter lors de la perte de contrôle de son avion. Là aussi, une première. Au total, il y eut probablement, neuf appareils de construits.

La maquette, juste en formes et dimensions, est moulée dans un plastique gris très propre, la gravure est très fine et précise. Les petites pièces sont d'une qualité remarquable. La notice est claire et explicite. La verrière est fournie en deux exemplaires, une fermée, l'autre ouverte. Elle est d'une excellente transparence et son épaisseur est satisfaisante.
Le poste de pilotage, relativement complet (une douzaine de pièces), pourra, cependant, être amélioré, notamment le siège. Le tableau de bord est fourni en décals. Un pour le fond des cadrans, en noir, l'autre à poser sur le premier avec le tour de cadrans dessiné en blanc.
La planche de décalcomanies est fine et bien imprimée et permet de réaliser, au choix, deux prototypes peints en RLM02 et équipés des réacteurs Jumo 004, comme indiqué, d'ailleurs, sur la boite.
Une bien jolie maquette qui trouvera sa place entre le He-178 et le Me-262.


HEINKEL He-178 V1

CONDOR
48ème
26 pièces en plastique injecté dont 1 transparente
18 pièces en photodécoupe
Tableau de bord en rhodoïd
Gravure en creux
Une décoration :* He-178 V1 août 39


Dimension envergure longueur
7,2m 7,48m
48ème 15cm 15,58cm
Maquette 15cm 15,8cm

Le Heinkel He-178 V1 qui effectua son premier vol le 27 août 1939 fut le premier avion à réaction au monde. De construction mixte, aile en bois et fuselage métallique, il était propulsé par un HeS 3B Turbojet de 450 à 500kg de poussée qui lui conférait une vitesse maximale de 700km/h. Il réalisa une douzaine de vols d'essai avant de rejoindre le musée de l'air de Berlin où il fut détruit pendant la guerre. Seul, un exemplaire du type V1 fut construit.

La maquette qui nous vient de Tchéquie est de type short-run. Elle est moulée dans un plastique gris clair, la gravure est fine et le moulage relativement propre ; quelques ébarbures subsistent çà et là mais vraiment rien de grave. Formes et dimensions correspondent bien au plan en ma possession. La notice, succincte vu le nombre de pièces, reste, cependant, claire et explicite. La verrière, en une seule pièce, pourra être facilement thermoformée si on veut la représenter ouverte. Le poste de pilotage, principalement composé de pièces en photodécoupe, est complet. Condor fournit un cache optique pour l'entrée d'air. Difficile de faire mieux, vu le peu de doc disponible.
Aucun téton de centrage n'est prévu pour l'assemblage des différentes pièces.
Pas de planche de décalcomanies car l'avion était dépourvu de tout marquage, seul le nom du constructeur apparaissait du coté droit (pas à gauche ?) sous la verrière. A faire de toutes pièces puisque Condor l'a oublié.
Bien que peu connu, cet avion mérite une belle reproduction à cette échelle ; il existe déjà chez le même fabriquant au 72ème ; il fut, quand même, le précurseur de la réaction et allait, par la suite, avoir une belle descendance.


Blohm & Voss BV 141B

HiPM
48ème
103 pièces en plastique injecté dont 6 transparentes
20 pièces en métal photodécoupé
Gravure en creux
5 décorations concernant les 5 appareils de présérie (V9 à V13) construit jusqu'en 1943

Dimension envergure longueur
17,45m 13,95m
48ème 36,35cm 29,06cm
Maquette 36.3cm 29,1cm

C'est en 1938 que cet avion aux formes peu orthodoxes vola pour la première fois. Composé d'une nacelle pour l'équipage à droite, d'un moteur prolongé par une poutre de fuselage et d'un empennage à gauche, il était équipé d'un BMW 801 qui lui conférait une vitesse de 438km/h.
Sa forme, si particulière, était une réponse de son concepteur aux exigences du RLM, Ministère de l'Air Allemand, qui voulait un avion de reconnaissance monomoteur avec une excellente visibilité. Seulement treize exemplaires de présérie de cet avion furent construits, de 1939 à 1943, et il servit, essentiellement, comme avion d'entraînement. Il fut remplacer dans ce qui aurait dû être son rôle originel d'oeill de la Luftwaffe par le FW-189.

La maquette est moulée dans un plastique gris très propre et la gravure est fine. Les petites pièces comportent quelques ébarbures mais restent, dans l'ensemble, convenables. La notice, sous forme de fascicule, est très claire et explicite. Toute la nacelle équipage est moulée en plastique transparent. L'aménagement intérieur est complet et des trappes prévues pour être montées ouvertes permettront d'admirer le travail. Le tableau de bord est fourni en photodécoupe et rhodoïd.
Point de moteur dans la boite, puisqu'il est totalement caché derrière les ailettes du ventilateur de refroidissement.
Le train comporte, pas moins, de 30 pièces qui devront être, pour certaines, sérieusement affinées, voire refaites.
Les décalcomanies sont très, très fines, donc sûrement fragiles. Attention lors de la pose. Elles permettent de représenter les 5 derniers appareils, camouflés, classiquement, RLM65 sur le dessous et splinter RLM70 et RLM71 sur le dessus.
Pas vraiment destinée à des débutants, cette maquette permettra, en tout cas, d'ajouter un peu d'originalité à votre collection.


Le Savoia Marchetti SM79

Italeri
72ème
Pendant longtemps lorsqu'on désirait réaliser la maquette de cet élégant trimoteur, il n'y avait que la maquette Airfix au 1/72 à se "mettre sous la dent". Editée voilà plusieurs décennies, elle demandait beaucoup de travail pour faire quelque chose de réaliste. Depuis peu, la gamme s'est enrichie avec les réalisations de Classic Airframes et Trumpeter au 1/48 et sujet de notre étude celle d'Italeri au 1/72, annoncée depuis plus d'un an et enfin sur les étagères.

Historique :
Le SM79 fut étudié à l'origine pour être un transport de passagers. Le prototype aurait du être prêt pour la course Londres Melbourne (The Mac Roberston Air Race) d'Octobre 1934, mais des problèmes de motorisation l'empêchèrent de participer. Finalement le SM79 deviendra un bombardier dont les premiers exemplaires sortiront des chaînes en 1936. Ce bombardier produit à plus de 1200 exemplaires participera à tout le second conflit mondial et les derniers exemplaires seront ferraillés en 1950. Il verra le baptême du feu pendant la guerre d'Espagne où cent cinquante machines seront envoyés, mais c'est comme avion torpilleur avec les fameux "Aérosiluranti" qu'il connaîtra son heure de gloire.

Documentation
La documentation nécessaire et même suffisante est constituée par les fascicules 9 et 11 de la collection "Ali d'Italia" (Italien/Anglais). On pourra aussi consulter le numéro 17 d'Aéro Journal avec un article complet sur les SM79 torpilleurs ainsi que Wings over Spain, un ouvrage italien (comme son nom ne l'indique pas) sur les avions qui ont participé au conflit Espagnol

Accessoires
Cette maquette est trop récente pour avoir généré des accessoires. On trouve cependant un set de détaillage chez Eduard, consacré à la maquette Airfix mais qui pourra servir pour notre oiseau. Côté decals pas grand chose à ma connaissance sauf d'anciennes planches chez Microscale et ESCI

La Maquette
Dans le boitage traditionnel de la marque, on trouve deux grappes de plastique injecté de couleur grise, ainsi qu'une grappe des différents vitrages en plastique transparent. Une planche de décals pour quatre décorations italiennes complète le tout. (la décoration proposée sur la boite est conforme aux documents proposés dans les ouvrages d'Ali Italia). Un regret : les quatre décorations ne concernent que des avions torpilleurs Italiens. Faut il attendre d'Italeri de nouvelles boites avec des décorations Guerre d'Espagne, guerre du Désert, Allemandes ou Libanaises ?
Les pièces sont gravées en creux et le niveau de détail est élevé. Il y à da quoi meubler l'intérieur (plancher, structure interne...) avec "pragmatisme" en ne fournissant que ce qui est visible, panneaux et portes ouvertes (exemple : la soute à bombe est seulement représentée par deux bouchages optiques réalistes pour le dessus et le dessous, le reste étant invisible une fois les fuselages refermés). Une mention particulière pour la porte d'accès proposée à part avec son échelle. Mais bon... on peut toujours améliorer...Un petit reproche : la représentation de l'entoilage du fuselage me semble un peu prononcée.

Conclusion
A première vue une belle petite maquette qui remplacera plus qu'avantageusement la "vieille" maquette Airfix . Autre avantage, son prix très "doux".


Mikoyan-Gourevich MIG-3

ICM
48ème
122 pièces en plastique injecté dont 5 transparentes
Gravure en creux

10 décorations :
* Mig-3, 55 IAP, piloté par A.J. Pokryshkin. Été 1941
* Mig-3, 7 IAP, Force de la mer Baltique, front de Leningrad. juillet 1941
* Mig-3, 7 IAP, front de Leningrad. octobre 1941
* Mig-3, 180 IAP, défense de Moscou, piloté par S. Dogushin. Automne 1941
* Mig-3, 7 IAP Force de la mer Noire. Été 1944
* Mig-3, 34 IAP, défense de Moscou. Hiver 1941-1942
* Mig-3, 34 IAP, défense de Moscou. Hiver 1941-1942
* Mig-3, 12 Guards IAP, défense de Moscou. Mars 42
* Mig-3, 12 Guards IAP, défense de Moscou. Mars 42
* Mig-3, 12 Guards IAP, défense de Moscou. Mars 42

Dimension envergure longueur
10,2m 8,25m
48ème 21,25cm 17,2cm
Maquette 21,3cm 17,4cm

Le Mikoyan-Gurevich Mig-3 fut le chasseur haute-altitude le plus construit durant la première phase de la guerre Sovieto-Allemande. Développé en 1941, il était construit en métal et bois. D'un pilotage délicat, ce fut, quand même, une excellente machine dans les mains de pilotes très bien entraînés, comme le célèbre as soviétique A. Pokryshkin (59 victoires) ou bien W.Zaitsev avec 34 victoires, entre autres.
A la demande de Staline, qui préféra privilégier la construit du Il-2, sa production s'arrêta en 1942 après que la sortie de 3322 avions. Il servit, cependant, jusqu'en 1943 dans des régiments de défense et même jusqu'au milieu de 1944 dans la force de la mer Noire.

La maquette est moulée dans un plastique gris clair, la gravure est fine mais la surface devra être légèrement passée à la paille de fer ultra fine car elle est très légèrement granuleuse. Les petites pièces sont d'une finesse remarquable. La notice est claire et explicite. J'ai remplacé la verrière par celle en thermoformé du kit Classic Airframe (voir rubrique montage Philippe) car je la trouve plus fine (malheureusement fournie en une seule pièce et à un seul exemplaire).
Le poste de pilotage, relativement complet (une quinzaine de pièces), pourra, cependant, être meublé. Le tableau de bord est fourni en décal. Le moteur, une trentaine pièce, est fourni et pourra donc être montré, si le coeur vous en dit. Il est très bien représenté et une bonne peinture devrait suffire à le mettre en valeur.
Toutes les parties mobiles, mis à part les volets, sont séparées. Malheureusement, et ce sera là le plus gros travail, la gravure de ces pièces est hors proportions et devra être entièrement reprise. On peut, aussi, laisser visible le moteur et le compartiment des armes de nez.
Avec 10 décos fournies, vous avez le choix, même si les camouflages étaient plus ou moins similaires. Étant un éternel insatisfait ou, peut-être, par esprit de contradiction, j'ai choisi une autre déco, mais ça, c'est une autre histoire, à suivre bientôt, sous la rubrique montage.


Mikoyan-Gourevich MIG-15 bis « FAGOT-B »

TRUMPETER
48ème
111 pièces en plastique injecté dont dix transparentes
tableau de bord fourni en Rhodoïd
Gravure en creux
2 décorations :
* Mig-15 de la Volunteer Air Force
* Mig-15 Russe, Corée du Nord en 1953
Dimension envergure longueur
10,10m 10.08m
48ème 21,04cm 21cm
Maquette 20,9cm 20,8cm

Le Mikoyan-Gurevich Mig-15 fut construit en grande quantité et devint le chasseur standard des nations du Pacte de Varsovie. Le Mig-15 « bis » Fagot-B, nom de code donné par l'OTAN, effectua son premier vol en septembre 1949 et la production de masse démarra en 1952. On estime à 3000 la quantité produite, ceci inclut les avions fabriqués sous licence en Tchécoslovaquie, en Pologne et surtout en Chine.
Un grand nombre de modifications ont été apportées au Mig-15 « bis », notamment un système pour le vol de nuit et des instruments tout temps.
Le Mig-15 « bis » a opéré pendant la guerre de Corée où il a été confronté au North American F-86 « Sabre » avec de bons résultats.

La maquette est moulée dans un plastique gris clair, la gravure est fine et les rivets sont même représentés. La notice, claire et explicite, mérite la mention très bien.
Le poste de pilotage est relativement complet (une vingtaine de pièces) avec les consoles moulées sur les parois. Le tableau de bord est fourni en Rhodoïd, à la Eduard.
Le réacteur VK-1A, un dérivé du Rolls-Royce « Nene II» est entièrement reproduit, la découpe du fuselage permettant de le laisser visible (comme pour le Tamiya).
Les parties transparentes sont d'une limpidité et d'une finesse extraordinaires. La verrière peut, évidemment, être représentée ouverte.
Les petites pièces, antennes, tube pitot, etc., sont très fines et le train est très convaincant, avec des roues magnifiques. Toutes les parties mobiles, j'ai bien dit toutes, sont séparées (un must) avec la structure interne des volets représentée. On peut, aussi, laisser visible le compartiment de nez, avec tous ses équipements ainsi que la baie armement, juste en dessous.
Pour le montage, je vous donne rendez-vous sous la rubrique du même nom pour en savoir plus.
A acheter absolument si vous aimer les avions des années 50, surtout que le prix est loin d'être excessif.
Si Trumpeter continue sur sa lancée, m'est avis qu'il faudra compter avec lui à l'avenir.


Messerchmitt Bf-108 B «TAIFUN »

EDUARD
48ème
85 pièces en plastique injecté dont 2 transparentes
Gravure en creux
2 décorations :
* Bf108B-2 trop, Sonderkommando Blaich, Hun airfield, LIBYE janvier 42
* Bf108B-2 Luftdienst (Air Service) 1940

Dimension envergure longueur
Maquette 22,2cm 17,4cm

Particularité: Masques pour la verrière, roues et la bande à l'arrière du fuselage.

Dessiné en 1934, il entra en production en 1935 et fut testé par Charles LINBERG lors de sa tournée en Allemagne.
Initialement prévu comme avion de transport léger et de tourisme, il fut enrôlé dés 1939 comme avion de liaison et servi sur tous les fronts. Sa carrière dura même après la guerre, puisqu'il fut construit en France sous la désignation «NORD 1000 ».
La maquette, en deux mots : beau et simple.
Le cockpit est suffisamment détaillé, recouvert par une jolie verrière bien limpide. Le tableau de bord a les cadrans percés. Ces derniers sont représentés en décal.
Le moteur Argus est fourni bien que l'option capots ouverts ne soit pas prévue.
Les logements du train sont cloisonnés et détaillés.
Les décalcomanies sont fines et brillantes.
En conclusion, ça change du chasseur ou du bombardier.



Fairchild F-91

AZUR
72ème
53 pièces en plastique injecté dont 10 transparentes
15 pièces en résine
2 pièces en vacu
Gravure en creux

2 décorations :
* F-91 de la RAF basé à HELIOPOLIS en Egypte en 42
* F-91 des Forces Nationalistes ESPAGNOLES en avril 39

Dimension envergure longueur
Maquette 23,3cm 19,4cm

Réalisé à la demande de PANAM par A. A GASSNER pour ses lignes sud américaines, il fit son premier vol en avril 1935, propulsé par un PW S2EG de 800 ch.
Après l'achat de 2 appareils, la compagnie résilia sa commande. L 'appareil fut alors équipé d'un moteur Wright Cyclone GR-1820-F52 à neuf cylindres de 850ch et vendu, pour 2, à l'aéronavale japonaise et pour les 2 autres à des intérêts privés. On retrouva ces derniers, un chez les nationalistes Espagnols (initialement prévu pour les républicains, mais détourné) l'autre dans les rangs de la RAF. Immatriculé HK832, il fut perdu en 43 à la suite d'une collision.
La maquette, moulée dans un plastique gris, est du type short-run, ce qui veut dire qu'il y aura quelques séances d'ébavurage à prévoir. La gravure est très fine et les parties entoilées sont assez bien rendues.
L'intérieur du fuselage est bien garni, aussi bien le cockpit que la cabine passagers. Le tout est en résine.
La verrière, en vacu, est fournie en deux exemplaires. Elle est fine et limpide.
Les petites pièces (trains, antennes, etc.) sont bien rendues et le moteur, en résine, est tout à fait convaincant.
Les décalcomanies sont légèrement satinées et très fines.
La notice de montage est très bien faite et claire, sauf peut-être pour le montage des trains, mais ne faisons pas la fine bouche.
En conclusion : si ce n'est un montage un peu délicat, surtout pour un débutant, une bien jolie maquette d'un avion tout à fait original qui même s'il n'a été produit qu'à 6 exemplaires mérite une petite place dans nos vitrines et pourquoi pas, l'occasion de faire un diorama sur de l'eau.



FOUGA CM170 « MAGISTER »

FM
48ème
18 pièces en injecté
25 pièces en photodécoupe
22 pièces en résine
20 pièces en métal blanc
2 verrières thermoformées
7 décorations :
* Armée de l'Air Française B.A. 126 SOLENZARA 78
* Armée de l'Air Française 2ème escadre de chasse B.A.102 DIJON 90
* Patrouille de France 78
* Centre d'entraînement Marrakech (MAROC) 80
* LIBAN 66
* KATANGA 61
* ALGERIE
Dimension envergure longueur
12.15m 10.06m
48ème 25.3cm 21cm
Maquette 26cm 21.2cm

Conçu par CASTELLO et MAUBOUSSIN (d'où CM), il vola pour la première fois le 23 juillet 1952.
Premier biréacteur d'entraînement au monde, il est propulsé par 2 turboréacteurs Marboré d'une puissance unitaire comprise entre 400 et 480kg.
Parfaitement adapté à l'écolage, ce petit appareil fut utilisé aussi au combat, notamment par ISRAEL lors de la guerre des 6 jours.
La maquette est moulée dans un plastique gris légèrement granuleux qu'il faudra poncer et lustrer pour obtenir un fini impeccable surtout dans le cas d'une finition alu.
L'intérieur, moulé en résine, est très beau et complet tout comme l'ensemble des pièces en résine (roues, baies des trains, sièges etc.').
Les pièces en métal nécessiteront un sérieux travail d'ébavurage.
La photodécoupe (tableau de bord, portes des trains) n'appelle aucun commentaire particulier, le seul point délicat étant les verrières qui, malgré un moulage très fin, sont légèrement floues.
Les décals, très bien imprimés, sont très fins.
La notice est explicite sauf peut-être pour la mise en couleur des pièces.
Le montage, quant à lui, et vu les différents types de matériaux employés, demandera pas mal de travail.
En conclusion, une maquette qui demandera du soin pour obtenir une jolie réplique mais ne faisons pas la fine bouche car elle a le mérite d'exister et nous sort un peu des sentiers battus.



p-29 , peashooterP-26A/C « PEASHOOTER »

ACADEMY
48ème
80 pièces en plastique injecté dont une transparente
Gravure en creux
3 décorations:
* P-26A du 94th Pursuit Squadron, Michigan 1935-1936
* P-26A du 19th Pursuit Squadron, Hawaii 1940
* P-26C du 94th Pursuit Squadron 1935-1936

Dimension envergure longueur
8,5m 7,17m
48ème 17,71cm 14,94cm
Maquette 17,6cm 14,8cm

Particularité: un petit tube de colle est fourni dans la boite.

Créé par Boeing au milieu des années 30, le Boeing 281, plus tard Peashooter (lance-pois, car les caches flammes de ses deux mitrailleuses de 7.62mm faisaient penser aux pailles utilisées par les gamins comme sarbacanes), remporta un vif succès au prés de l'USAAF.
C'était un petit monoplan à aile basse, monomoteur. Il était équipé d'un Pratt et Whitney R1340-27 ou 33 de 600cv qui lui permettait une vitesse max. de 377km/h.
La maquette est moulée dans un plastique gris clair, la gravure est fine et précise. La notice, claire et explicite, ne demande qu'à être suivie.
Le poste de pilotage est relativement complet (12 pièces). La structure interne du cockpit est finement représentée à l'intérieur des ½ coquilles. Le tout est très convaincant tel quel.
Le moteur, très visible sur cet appareil, est parfaitement rendu (11 pièces).
Le pare-brise, limpide, est suffisamment fin pour l'échelle. Les petites pièces, antennes, tube pitot, etc., sont d'une extrême finesse.
Le montage n'a pas l'air de poser de gros problèmes, tout au plus pourra-t'on découper les parties mobiles, sauf la dérive car déjà séparée. Le seul point qui nécessitera un peu d'attention étant, sans aucuns doutes, la mise à leur place des haubans, mais rien de bien insurmontables.
Pour résumer et en deux mots: BIEN ET PAS CHER.

Rendez-vous dans quelques semaines pour le montage.


Messerchmitt Bf-109 D «DORA »

ACADEMY
48ème
52 pièces en plastique injecté dont trois transparentes
Gravure en creux
3 décorations :
* Bf109 D1 de la Légion Condor Espagne 38 piloté par ObLt. Werner MÖLDERS de la 3/J88
* Bf109 D1 Allemagne fin 39 piloté par Gr.Kdr. Maj. HANNESGENTZEN de la JGr.102
* Bf109 D1 Espagne 38 piloté par Hptm Gotthardt HANDRICK de la J88

Dimension envergure longueur
9,90m 8,70m
48ème 20,62cm 18,12cm
Maquette 20,4cm 17,9cm

Particularité: un petit tube de colle est fourni dans la boite.

Initialement prévu pour être équipé du DB600 en remplacement du JUMO210 qui motorisait alors le Bf109C, la version D sortit des chaînes d'assemblage durant le printemps 38, non avec le moteur DAIMLER-BENZ mais avec un JUMO210da. En effet, le DB600 était réservé en priorité aux He-111 et n'était pas suffisamment fiable pour équiper un monomoteur.
De ce fait, le «dora » sera pratiquement identique au «c », les seules différences se situant aux niveaux de l'aile et du train (renforcés), de la roulette de queue et du collimateur.
Les commentaires concernant le P-26 s'appliquent ici aussi. A savoir, le même plastique, la même qualité de gravure et une notice identique.
Le cockpit est, ici aussi, composé de 12 pièces, très finement moulées et complet (on a même droit au brelâge gravé avec le dossier du siège).
Les roues sont magnifiques, les puits du train sont cloisonnés et les volets séparés.
Les petites pièces sont très finement moulées et le seul reproche que l'on pourrait faire, concerne la verrière. En effet, celle-ci est d'une seule pièce, il faudra donc, pour la représenter ouverte, s'en procurer une autre ou la surmouler (j'essaierai d'expliquer lors du montage de cette maquette, comment on fait).
Assurément une belle réplique de ce petit chasseur qui allait par la suite devenir tellement grand.

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