Le Su-30MKI au 1/72
DOCUMENTATION :

Bibliographie :

Su-27 FLANKER STORY, par Andrei FOMIN, chez Air Fleet : exceptionnel

Sukhoi Su-27 Flanker, par Yefim Gordon chez Arilife : pas trop mal, mais il commence à dater.

Flanker, The New Generation, par Yefim Gordon, chez Midland Publishing : très bon, beaucoup de photos de détails des différentes versions.

International Air Power Review, Volume 8, chez AIRtime Publishing : essentiel

Lock On n°27 – Su-27 ‘SUKHOI’, chez Verlinden Publications : intéressant malgré de grosses lacunes.

Pilotes de Su-27, dans la collection « Patrick Baudry présente », Editions Atlas : très bonnes photos. 

Liens :

Le site de l’Indian Air Force :     http://www.bharat-rakshak.com/

Un excellent site en français sur le Flanker :      http://www.flanker.free.fr/

Un site de référence de camouflages d’avions de fabrication Russe :     http://racc.com.sapo.pt/

Un lien vers un article hallucinant sur la peinture des tuyères de Flanker  :     http://www.aircraftresourcecenter.com/tnt1/101-200/tnt126_bare-matal-shading_Brown/tnt126.htm

Un site très complet sur les maquettes de Flanker :     http://www.lindenhillimports.com/flankers.htm

Le comparatif absolu des kits de Flanker :    http://www.flankerman.fsnet.co.uk/su27surv.htm

Rapide petit historique.

Le Su-30MKI est un cousin (certes éloigné, mais un cousin quand même) du Su-27 Flanker qu’on ne présente plus. Enfin, si, un peu, pour faire plaisir...
Le Su-27 (sous le petit nom de T-10 du côté des ateliers Sukhoï) a effectué son premier vol en mai 1977. J'avais 4 ans, c'est dire si ça remonte à loin. Alors évidemment, pour un oeil averti (qui en vaut deux), le premier T-10 ne ressemblait pas trop au Su-27 de série (ou T-10 S)...des dérives au milieu des nacelles de réacteurs, des sorties de tuyères complètement carénées, une voilure ogivale, pas de rostre arrière.. bref, un proto, pas si top au final (mais un bon défi pour un maquettiste psychopathe !). Le Su-27 finira par naître petit à petit d'ébauches successives (ou de photocopieuse de piètre qualité...) vers le 17ème prototype (T-10-17). A partir de là, on peut distinguer diverses mutations, mais d'autres les ont déjà extrêmement bien détaillées (voir les liens dans la rubrique « liens »).

Le Su-30MKI (ou T-10-PMK ou T-10-4PMK voire T-10-4PMK-2 pour les puristes) a été développé pour l'Armée de l'Air Indienne à partir de 1997. En fait, le retard aidant, l’Armée de l’Air Indienne s’est vue fournir des Su-30MK en attendant d’avoir ses « MKI », ceux-ci étant à terme voués à être retrofittés en « MKI ».  Le Su-30MKI a effectué son premier vol  le 1er juillet 1997, soit un peu plus de 20 ans après le premier vol de « Flanker ». Par rapport au Su-27 « de base » il se distingue nettement sur plusieurs points :
• Primo, c’est une version biplace (comme le Su-27UB et la plupart des Su-30, la version plutôt destinée à l’export du Su-27, avec perche de ravitaillement à gauche et IRST décalé à droite du pare-brise)
• Secundo, comme tout bon Su-30, il a une perche de ravitaillement à gauche et l’IRST décalé à droite du pare-brise (je l’ai pas déjà dis, ça ?)
• Tertio, il a des canards. Certains ont des lapins, mais lui, il est plus canards.
• Quatro, il a un pur cockpit de folie avec des écrans partout, fabriqué par une honorable compagnie dont les racines sont Françaises, mais on n’est pas là pour faire de la pub.
• Cinquo, les gouvernes de dérives sont agrandies
• Sexto, les tuyères des réacteurs sont orientables. A noter que le Su-30MKI est le premier avion de chasse à tuyères vectorielles à rentrer en service.
• Septo, le train avant a une roue double, comme le Su-35, le Su-37 et le Su-32/34 (mais moins … attention, le Su-33 et le Su-33UB ont aussi une roulette double, mais elle est différente. Sur les Su-33 (version embarquées mono ou biplace côte à côte), l’axe des roues coupe l’axe du train. Sur le Su-30MKI, l’axe des roues est décalé vers l’arrière). Pour info, si le train avant est renforcé, c’est parce que le radar est plus lourd …
• Octo, les antennes joliment réparties sur le fuselage sont totalement différentes de celles qu’on peut trouver sur les autres Flanker (avionique customisée oblige)

Une étude menée par les Américains a montré qu’en cas d’affrontement F-15C/Su-30 MKI, le F-15C n’a pas la moindre chance … argument de vente incontestable qui a poussé l’Armée de l’Air de Singapour à acheter des F-15 pour être en mesure de pouvoir vérifier cette théorie avec ses voisins qui, pour la plupart, on des versions dérivées du Su-27 (notez que la Malaisie a commandé des Su-30MKM, à peu près identique au Su-30MKI).
 

La maquette

Je suis parti du Su-27UB de Heller au 1/72e, notre honorable fabriquant national, qui a le mérite d’être juste en forme et agréable à travailler (je parle de la maquette. Pas du fabricant national. Galopins que vous êtes !).
Alors, il est vrai que ce kit est peu aisé à trouver … je l’ai commandé en gros au Canada … j’en ai pris trois d’un coup pour être sûr … sur eBay, on en voit passer de temps en temps (des maquettes de Su-27, pas des Su-27. Je m’exprime mal, ou c’est vous qui avez du mal à comprendre ?)

Il s’agit du kit Hi-Tech qui n’a de « Hi-Tech » que le nom puisqu’on pourra offrir les photodécoupes montées en boucle d’oreille pour la fête des mère (on en fait ce qu’on veut …). Enfin, il n’y a pas grand-chose de vraiment potable dans les pièces complémentaires fournies par Heller, en photodécoupe ou en métal blanc …
 
 

Les modifications

Avant toute chose, on s’arrange pour photocopier des plans du Su-30MKI (j’ai pris ceux du bouquin de Andrei Fomin, chez Air Fleet, voir « Bibliographie »)

Les extensions de bord d’attaque et les canards proviennent d’un Su-35 Nakotne (produit avec les mêmes moules par Zvezda depuis quelques années).

Le pare-brise avec IRST décalé à droite provient soit du Su-35 Nakotne, soit d’un Su-30KN Zvezda (je ne sais plus trop …).

La partie du train avant avec le diabolo a été récupérée sur un Su-32FN Italeri (c’est la version d’attaque au sol, biplace côte à côte avec radôme aplatit qui devrait remplacer à terme le Su-24) qui traînait au mauvais endroit au mauvais moment.

Il faut noter que pour ce qui concerne le Su-27 au 1/72e, le meilleur biplace sur le marché est sans conteste celui d’Heller et en version Monoplace, soit celui de Airfix, soit celui de Hasegawa repris par Revell l’an dernier (encore que, je trouve celui-ci un peu trop trapu). Toutes ces références présentent une gravure en creux. Pour la version biplace côté à côte, il n’y a qu’une référence, à savoir le kit Italeri/Revell.
 

J’ai commencé par les extensions de bord d’attaque (ou LEX). J’ai découpé les bords d’attaque des côté du fuselage du Su-35 Nakotne au niveau de ligne de structure (plus ou moins, voir photo) et j’ai reporté sur le Su-27 la position à découper … après c’est beaucoup d’ajustage, de ponçage, de masticage, d’ajustage, de ponçage, de masticage …

Avant de fermer les deux demi coques du fuselage, j’ai refait le cockpit.

On commence par séparer la baignoire avant de la baignoire arrière.
Pour ce qui concerne les planches latérales, j’ai repris les planches en photodécoupes du kit Heller (enfin, il me semble …), agrémentées d’interrupteur en relief (en profilé Evergreen de 0,4x0,5 taillé, retaillé et re-retaillé …).
On aménage aussi le plancher, les tubulures qui passent derrière les planches de bord, les palonniers et l’arrière du cockpit du copilote. Pour ce qui est de l’aménagement de l’arrière du cockpit du pilote, elles sont directement intégrées sur la partie correspondante de la demi coque supérieur du fuselage.
On aménage également les parois du cockpit, sur la demi coque supérieur du fuselage avec des renforts latéraux, les poignées des gaz (qui sont situés sur des systèmes de rails sur la paroi gauche de chaque cockpit) et les systèmes d’éclairage, sous les casquettes).
On aménage également la partie du support du HUD sur la casquette avant, mais également les canalisations de ventilation de chaque côté de celle-ci.
On s’occupe aussi de la partie arrière qui est située sous le mécanisme de fermeture de la verrière.
On place aussi les systèmes d’accrochages de la verrière.

Viens la partie plus psychopathe … les planches de bord … alors c’est TRES simple … j’ai poncé totalement les planches de bord fournies par Heller, ensuite, j’ai refait les plans de chaque planche de bord, avec le positions et tailles des différentes jauges et des différents afficheurs ou voyants. J’ai refait ses plans sous PowerPoint (en partant des modèles du cockpit du pilote et du copilote), puis je les ai imprimé et réduit à la bonne taille à la photocopieuse. J’ai ensuite découpé mes planches de bord « papier », je les ai scotchées sur des bandes de carte plastique (principalement du 6,3 mm de largeur) et j’ai percé les trous au foret correspondant (de 0,5 mm à 1 mm pour les plus gros afficheurs). Pour les séries d’interrupteurs en bas de la planche de bord avant, j’ai percé des rangées de trous de 0,3 mm et j’y ai inséré des fils de plastique étirés de telle sorte qu’ils dépassent tous de la même longueur … hop, on colle … hop on coupe ce qui dépasse derrière et hoooo … c’est choli !

Alors j’entends déjà les critiques qui disent « Hey, mais il manque deux ». C’est vrai. Mais ça se voit peu.

Pour ce qui est des écrans carré, je les ais aussi dessiné sous PowerPoint  imprimés et réduit à la photocopieuse. Leur positionnement a été mis en relief par des bandes de carte plastique, mais il n’ont été mis en place qu’à la fin, après la mise en peinture et la pose de décalques. A noter qu’en découpant le papier, la tranche apparaît et on l’a peinte en noir.

Le cockpit est peint avec un mélange perso qui s’approche plutôt pas mal de la couleur de l’intérieur du bel avion. Une sorte de bleu franc, légèrement verdâtre, mais pas trop. Comme j’aime bien nettoyer mon aérographe toutes les 5 minutes, je peints à la Lifecolor. Mon mélange perso dit « Intérieur Su-27 » est composé de UA037 (Air Superiority Blue FS35450), UA126 (Israeli Blue FS35177) et un peu de LC09 (Matt Light Blue FS35180).

Les cadrans sont peints avec une goutte de noir. Attention, à ce stade, j’ai cru avoir une bonne idée en mettant une goutte de Kristal Klear dans les orifices … le problèmes, c’est que le Kristal Klear a réagi avec autre chose (la poussière de mastic pendant le ponçage, l’eau trop calcaire, trop chlorée ou pas assez humide … je ne sais pas) et est devenu légèrement opaque.
On peint le reste en suivant les photos qu’on a.

• Voir la photo (les écrans n’ont pas été placés).
• Voir les photos après la phase de collage des écrans (photo 1, photo 2, photo 3)
• Voir la photo finale

Les sièges (qu’on placera néanmoins à la fin) sont fait à partir des sièges en résine True Details, dont on modifie la bande de chaque côté de l’appuie-tête : sur le Su-30 MKI, cette bande est dans l’autre sens par rapport aux autres sièges K-36 des divers Flanker (voir photo). On rajoute également les poignées d’éjection. Le tube de déploiement à l’arrière a été peint en alu puis en jaune translucide Gunze. Voir les photos.

Avant de refermer les deux demi coquilles, j’ai refait la trappe de train avant. La partie située à l’avant ce celle-ci comporte un renfoncement dans lequel se trouve une boîte grise, comme on peut le voir dans le Lock-On sur le Su-27 (voir la partie « Bibliographie »). On essaye de ne pas oublier de faire le logement de la perche de ravitaillement en vol …

On peut maintenant refermer les deux demi coquilles … et s’attaquer à la phase d’ajustage/masticage/ponçage dont il était question au début.

Astuce de folie : j’ai découpé l’arrière du rostre, sur la demi coque inférieur et je l’ai retaillé et mis en place ensuite. En fait, la demi coque inférieure est plus longue que la demi coque supérieure … cette astuce permet de simplifier l’ajustage. Le peu qu’il y a mastiquer et poncer est vraiment ridicule par rapport au reste …

Pour ce qui concerne le radôme, il faut l’incliner vers le bas en mettant une petite cale de 1x1 mm sur la partie haute du joint entre le fuselage et le radôme. Si vous ne faites pas ça, la ligne est cassée et le nez est trop haut. Pas bon. Les plans sont une bonne aide …
 

J’ai repris l’intérieur des tuyères en m’aidant de diverses photos.  Les canaux de post-combustion sont récupérés de la planche de photodécoupe de l’excellentissime F-14 Hasegawa au 1/72e dont je pourrais parler des heures, mais ce n’est pas le sujet. La partie « interne » des tuyères est plutôt peinte en sombre, avec des salissures dans les tons olive et marron/ocre. J’étais très content de moi, mais je dois avouer qu’on ne voit absolument plus rien … pour ce qui est des tuyère en tant que telles, on refait les plaques de céramiques avec de la carte plastique et on peint le tout en blanc au pinceau (pour avoir des trucs pas propres) avec des nuances sable, gris et chair.

Les tuyères sont inclinés vers le bas et vers l’intérieur (inclinaison de 15° vers le bas et 32° vers l’intérieur … enfin, à 2 ou 3° près … c’est chaud). On fait le joint avec des morceaux de carte plastique. Ensuite, c’est ponçage/masticage en faisant attention à ne pas trop faire disparaître la gravure des tuyères. Les parties métalliques sont peintes avant que les dérives ne soient installées, mais j’y reviendrais.

A noter que je travaille désormais avec du mastic Tamiya dilué à l’acétone. Je devrais dire de l’acétone avec des traces de mastic Tamiya … j’ai un petit tas de mastic tout sec sur un bout de bois et je le brosse avec un pinceau imbibé d’acétone. C’est long mais ça occupe. A noter qu’on peut aussi retirer son verni à ongle en même temps qu’on passe du mastic. Je dis ça car je sais que cette rubrique est très lue par un public principalement féminin, que je salue au passage.
 

J’ai séparé les volets et les becs des ailes avant de les coller. J’ai aussi rebouché les trous prévu pour le positionnement des pylônes … il faut revoir ces positionnements, d’autant plus qu’il n’y a pas 2 mais 3 pylônes sous chaque aile … on en profite pour refaire tous les pylônes en profilé Evergreen. Il faut noter que tous les pylônes son monobloc sur le Su-30MKI (sauf entre les nacelles moteurs, éventuellement).

On refait aussi un peu les pylônes des bouts d’ailes, prévus pour les missiles R-73.

On refait le bord d’attaque des volets, avec leurs systèmes d’actionnement. On représente aussi les bords d’attaque baissés, comme c’est généralement le cas au sol.

On aménages les logements de trains en renforts divers, renforts de renforts et tuyauteries variés, en s’appuyant sur les photos disponibles qui sont légions sur le Internet ou dans les bouquins (voir les rubriques « Bibliographie » et « Liens »).

A ce stade, je me suis posé la question des entrées d’air … fermées … ouvertes … sur les Flanker, les entrées d’air sont dimensionnées pour les terrains malpropres (c’est pour ça qu’il y a un garde-boue sur le train avant !). Lors des phases « au sol », les entrées d’airs sont obstruées par des grilles métalliques finement perforées, articulées sur leur partie basse. J’ai finalement choisi de représenter ces grilles en position déployées, mais avec les entrées d’air additionnelles à fanons plus ou moins ouvertes. Pour ce faire, on découpe le logement des fanons (qui est trop court de 1,5 mm sur la maquette Heller, sur la partie avant), puis on place des bouts de carte plastique de 1,5 mm de largeur, taillé comme il se doit). C’est un peu fastidieux, mais ce n’est nettement pas le pire à faire sur cette maquette ! Les grilles qui obstruent les entrées d’air sont taillées aux bonnes dimensions et ne seront installées dans les entrées d’air qu’après la phase de peinture. Voir la photo.
On colmate aussi les trous destinés à fixer les antennes sur le côtés externes des entrées d’air. Ces antennes n’existent que sur les Su-27 mono et biplace.

Les trains sont refaits en grande partie, y compris leurs systèmes de repliement (pour le train principal). Le train avant est un mix entre le train du Su-27UB Heller, beaucoup de scratch et la partie inférieur du train d’un Su-32FN Italeri, donc je signale au passage que c’est une maquette extrêmement agréable à faire (j’attends juste qu’il rentre en service pour en refaire un … enfin, faudra que je rachète un kit, celui-ci n’a plus de train … si je décide de faire le proto du Su-27IB en vol, promis, je fais un article …). Le garde boue est fait en scratch.

On évite d’oublier tous les vérins de déploiement des trappes. Le réservoir sur la porte du train avant est également refait en scratch.

L’Aérofrein est collé en position fermée (je trouve que ça casse trop la ligne de l’avion. Et en plus, il n’y a pas des masses de photos de Flanker avec l’aérofrein sorti au sol, à l’arrêt. J’irai même jusqu’à dire qu’il n’y en a pas … comment je suis un fou, moi !)

On prépare les dérives également, qui subissent quelques modifications … à ce stade, il faut choisir quelle version du Su-30MKI on veut faire … et oui, car il y a deux types de dérives de Su-30MKI ! …(je ne compte pas les protos qui ont tous une spécificité …)

• Les dérives avec l’antenne de bord d’attaque droit de type « old fashion » comme les Su-27 avec des contours tordus, mais qui correspondent à la gravure du kit Heller. Pour ces versions, l’antenne sur le bord de fuite de la dérive gauche est située en bas de la partie au-dessus de la gouverne de lacet (ceci concerne notamment les avions immatriculés SB 020, 021 et 022).
• Les dérivées avec l’antenne de bord d’attaque droit de type « new age frakass », avec des contours plus rectilignes. Pour ces versions, l’antenne sur le bord de fuite de la dérive gauche est située en haut de la partie au-dessus de la gouverne de lacet (ceci concerne notamment les avions immatriculés SB 023, 024, 025, 026, 035, 036 et 040).

Comme je dispose des décalques de la planche Linden Hill, je peux faire l’immatriculation SB 020 à partir du SB 002 … donc ce sera le type « old fashion ».

On en profite aussi pour décaler le petit renflement sur la dérive droite, qui n’est pas du tout au bon endroit. On place aussi des renforts juste sous la partie radômée de chaque saumon de dérive, de chaque côté de la dérive.

On supprime aussi toute la ribambelle d’antenne sur le bord de fuite de chaque dérive, en ne conservant que le carénage de ce qui s’avère ne sembler être qu’un feu de navigation. On creuse l’entrée d’air de pied de dérive. On agrandit également la corde des gouvernes avec de la carte plastique de 0,25x1,5 mm, taillé à la bonne dimension et biseauté en haut et en bas. A ce stade, j’ai fait l’impasse sur le fait que ce supplément de corde n’a pas les bords parallèle … quel flemmard je suis … Les dérives ne seront positionnées qu’après la peinture des parties métalliques du moteur.

On place aussi des renforts structuraux au niveau des articulations des plans horizontaux de profondeurs, comme on peut le voir sur certaines photos.

Les plans horizontaux de profondeurs ont été adaptés pour être représentés inclinés, comme c’est le cas lorsque l’avion est au sol.

J’ai rajouté des renforts structuraux au niveau de la jonction aile/fuselage, sur l’extrados et j’ai refait les renforts du mécanisme d’ouverture du logement à parachute, à l’extrémité du rostre arrière.

En plus de la perche de ravitaillement, taillée dans un profilé cylindrique Evergreen, montée dans un mandrin de mini perceuse, on n’oublie pas les feux d’éclairages latéraux, déployés lors de certains ravitaillements en vol.
 

En ce qui concerne le pare-brise, comme l’IRST (le dispositif de visée Infrarouge) est décalé vers la droite, si on colle la verrière sans travail préparatoire, il risque de sembler légèrement suspendu dans le vide … j’ai donc fait un épaulement en mastic, poncé et ajusté à la bonne forme pour que l'IRST soit bien placé.

Les renforts de la verrière sont réalisés en carte plastique et installé sur la face interne de la verrière avant de la plonger dans du Klir. On répète l’opération deux fois (avec le pare-brise) à quelques jours d’intervalle et on laisse sécher sous une boîte, à l’abri de la poussière, pendant 48 heures.

Les systèmes de ventilation et de verrouillage de la verrière ont été réalisés à part, ne carte plastique également, peints à l’aéro (en Israeli Blue) et collé avec du Kristal Klear. A noter que la tuyauterie qui passe d’un côté de la verrière à l’autre est en biais et est supposée venir s’enquillé dans une tubulure (voir photo) située à l’arrière de la console gauche du pilote. On peint aussi en blanc les panneaux de cette structure.

Le HUD du pilote a été fait à partir de la planche de photodécoupe du kit Heller … ou peut-être d’une planche Airwaves … je ne sais plus exactement … Son support est taillé en carte plastique de 2x2mm et la série de boutons est extraites des décalques d’un F/A-18 Fujimi. Le HUD du copilote est refait en scratch.

Avant le début de mise en peinture, j’ai refait quelques retouches de gravure, mais rien de considérable, sauf sur les panneau métallique du canon (voir photo).

Mise en peinture :

On commence (outre le cockpit) par les parties métalliques qui sont situées dans plusieurs zones :

• Le canon
• Les trappes de ventilation autour de la zone du canon
• La partie « moteurs »
• La partie arrière des trappes arrière du train principal.

A ce niveau, j’ai utilisé des teintes Alclad II diverses, sans sous-couche préalable. Fort content de mon travail et suite à la lecture d’un article dans Wing Master, j’ai décidé de faire des ombrages à l’encre de chine.

Alors j’ai travaillé à l’aéro avec différentes nuances de noir, bleu, sépia, terre de sienne brûlée … c’est magnifique … on peut même faire des écaillures en ponçant légèrement les zones encrée … sauf que pour enlever la poussière, j’ai passé un pinceau humide … et toute l’encre est partie … donc j’ai tout décapé à l’alcool et j’ai travaillé avec des teintes acryliques translucide Tamiya ou Gunze (bleu, rouge, jaune, smoke). Pour la partie des tuyère la plus proche de la carlingue, j’ai découpé des masques de 1,5 mm de largeur dans de la bande cache Tamiya et je les ais collés les un après les autres … j’ai ensuite passé des couches de bleu translucide extrêmement dilué et entre chaque passage, j’ai enlevé un bande de manière aléatoire. C’est long, mais c’est du plus bel effet.
On peut refaire des détails avec des teintes argentés et chromés Humbrol, passées au pinceau très fin.
La partie d’articulation des tuyères est peinte en gris Gunze (H307 ou H308).
Voir la photo.

Suite à cette phase fort plaisante (je peints avec un masque à gaz quand j’utilise des teintes Alclad … c’est un peu sportif et ça amène à se poser des vrais questions du type : « comment fait Darth Vader quand son nez le démange »), on masque les parties métalliques, on colle les dérives (on mastique et on ponce un peu pour ne pas perdre la main) et on attaque la couleur.

Enfin … la couleur … le gris … on peut distinguer quatre gris sur le Su-30MKI (enfin, sur le mien) :
• Le radôme (en UA026, FS36375, Light Ghost Grey)
• Les saumons de dérives (en UA061, FS35526, Bright Blue RLM 65)
• L’antenne du bord d’attaque de la dérive droite (en UA033, FS36231, Drak Gull Grey)
• Le fuselage (en UA145, FS35237, French Bluegrey)

Je ne travaille pas par « pré-ombrage », mais par « post-éclaircissement ». L’intérieur de chaque panneau est donc repris avec la teinte de base, éclairci de blanc et de bleu pâle et dilué à 95% d’eau (ou plus … je fais ça au pif …), passé au minimum de ce que peu sortir le compresseur. C’est TRES long, ça fait mal au main, mais je trouve ça vraiment beau.

Les logements de trains et les entrées d’air sont peints en bleu (a priori du UA037, FS35450, Air Superiority Blue … mais je ne suis plus très sûr)

Les parties intérieures des portes de trains sont peintes en rouge, drybrushées en rouge orangé et les lignes de rivets sont représentées avec un feutre marron clair à pointe très fine à encre de chine (de marque Faber-Castell). Ca se voit peu, mais quand même, ça se voit un peu.

Les trains sont peints en UA061. Les structures sont ensuite ombrées avec du mélange UA061 et de bleu foncé, passé au pinceau fin avec différents dosages selon l’ombrage. Le tout est ensuite légèrement drybrushé de UA061 éclairci de blanc. Les durites sont peintes soit en noir, soit en alu.

Il s’est trouvé que pendant que j’étais dans cette phase de peinture sont apparu des photos du Su-30MKI avec le panneau noir anti-reflet devant le pare-brise. J’ai donc opté pour cette décoration (même si je n’ai pas trouvé de photos du SB 020 ainsi décoré)

La maquette (avec les parties métalliques toujours couvertes) est ensuite vernie au Klir en plusieurs couches. J’ai utilisé du Klir pur. Pour nettoyer l’aéro (eau et alcool), c’est assez simple : quand il n’y a plus de Klir, ça arrête de mousser.

J’ai eu par la suite la mauvaise surprise de découvrir que le Klir s’était infiltré sous mes caches des parties métalliques et avait fait des marbrures pas si jolies que ça et que je n’ai pas réussi à totalement rattrapées.

Viens ensuite la pose des décalques …

Dans un premier temps, on identifie les décalques qu’on veut poser car les marquages sur les Su-27 sont fluctuants … j’ai donc un mélange de décalques Linden Hill, Revell, Heller et Hi Decal Line …

Je dois dire que les décalques Linden Hill sont d’assez mauvaise qualité. Il sont peu dense, les cocardes Indiennes sont trop rouges et les signes de levage (l’espèce de « 2 ») est imprimé à l’envers … j’ai donc du faire du décapage, des retouches de peinture et un pose de « 2 » issues de la planche Revell, qui est extrêmement complète (mais qui reprend une déco Russe de la planche Linden Hill et une déco Ukrainienne d’une planche Cutting Edge Decals). J’ai fait l’impasse sur les stencils des pylônes …

On pense à faire les rectangles blancs que j’ai identifié comme étant des bandes de formation en vol :
• Sur chaque face des canards (voir la photo),
• De chaque côté de l’aérofrein dorsal (voir la photo),
• A l’arrière du fuselage, juste au dessus des plans horizontaux de profondeur (voir la photo).

Une fois les décalques posés et secs, on vernis en mat (j’ai utilisé du vernis Lifecolor).

Vient ensuite la phase où tombent les masques …

Il ne reste plus qu’à coller les sièges, les manches, les trains et les roues, les trappes et leurs vérins d’ouverture, les canards, les dérives, la verrière (et ses rétroviseurs, issus de la planche Heller. Finalement, elle n’est pas si mal, la bougresse !).

Les antennes de communications ont été faites dans de la carte plastique de 0,13 mm pour la plupart. Les pitots ont été récupéré du kit Heller, mais le Su-30MKI a également des petites sondes dans la partie basse du fuselage, juste derrière le radôme. Celle-ci ont été récupérées d’un F-14 « Bombcat » Italeri acheté par erreur car je pensais que c’était une reprise du moule Revell qui est plutôt de bonne facture (bien que moins chiadé que le moule Hasegawa). On peint ces sondes avec diverses nuances et mélange d’alu, de chrome, d’or, de bleu métallisé, de noir et d’ocre (Humbrol – le bleu métallisé et l’or sont intéressant pour les aspects usinage et soudures du métal). Les vis sont représentées au marqueur marron foncé à encre de chine. Voir la photo.

Les sondes d’incidences sont issues de la planche Eduard pour le Su-27 Hasegawa sauf que j’en ai perdu une. J’ai du la refaire en carte plastique. Le tube de pitot de la pointe avant provient du kit Heller.

On fignole l’antenne sur le bord de fuite de la dérive gauche avec une ou deux gouttelettes de Kristal Klear.

Il ne me reste plus qu’à m’attaquer à l’armement … après quand même deux ans de travail …

hguillon@yahoo.com

 



          
              
        

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Date de dernière mise à jour :