LE BLOCH MB-210 Bn5 « Verdun » 1ére PARTIE : L'AVION : Bien que le Bloch 210 ait été, le 03/09/39, lors de la déclaration de guerre, le type de bombardier le plus nombreux (238), dans l'armée de l'air, la documentation et les renseignements sur cet avion sont rares, éparpillés et souvent sujets à caution ou carrément erronés. C'est pourquoi, à l'occasion du montage de la maquette du Bloch 210 (Heller, série musée), nous avons entrepris un travail de recherche (fort intéressant, au demeurant), de correction de certaines erreurs grossières et de mise en ordre des informations. DOCUMENTATION Vu l'intérêt, en tant que chercheur amateur, que nous portons à une connaissance la plus complète possible, du Bloch 210, nous souhaitons être contactés sur ce site, par les personnes possédant des documents ou des informations historiques et techniques sur cet avion. Car l'histoire du Bloch 210 reste à écrire. -MPM N°3 LE BLOCH 210 Deux exemples des écueils auxquels se heurte le chercheur amateur, lorsqu'il veut aller plus avant dans la connaissance du Bloch 210 : 1)Bn4 ou Bn5 ? Le Bloch 210 est donné par tous les auteurs comme un bombardier de nuit : Bn. 2)Chargement de bombes. Même l'excellent article de M. RIVIERE, n'est pas exempt d'erreurs, au moins typographiques. Ainsi le Bloch 210, n'emportait pas dix bombes de 64kg ; mais 64 bombes de dix kilos et à priori, pas de bombes de 1000kg ; mais une bombe de 100kg et, peut-être, des bombes (une ou deux) de 500kg. Ces dernières, n'étant pas en soute ; mais sur des lance-bombes, type ALKAN TGPU MODELE 1925. HISTORIQUE DU BLOCH 210 Le Bloch 210, qui est une évolution à aile basse du Bloch 200, est en fait dérivé d'un prototype, pour la Marine, de bombardier torpilleur à flotteurs, qui restera sans suite (le MB-218 Hy). RECAPITULATIF DES MB 210 PRODUITS ENTRE 1937 ET 1939 -Au 01/01/37 : 25 Mais il ne faut pas confondre, avions produits et avions livrés ou disponibles. LE MB 210 ET SES PROBLEMES Pour des pilotes habitués à un avion comme le LeO-20 (ou même le MB-200), le passage sur MB-210, ne se fit pas sans incidents. LES TYPES DE MB 210 Pour nous, il a existé deux types (au moins) de MB 210, bien qu'aucun auteur ne répertorie ces types de manière formelle. A)CARACTERISTIQUES COMMUNES A TOUS LES MB 210 Le MB 210 était un monoplan cantilever à aile basse, entièrement métallique. EQUIPAGE Il se composait de cinq membres : Avant 1940, : les MB-210 étaient peints en kaki clair, avec cocardes et insignes d'escadrilles. En 1940 les avions en service actif reçurent un camouflage trois tons (cf. : Fana N°140 P.12). B)CARACTERISTIQUES PROPRES A CHAQUE TYPE DE MB-210 Au moment où nous écrivons cet article, nous ne pouvons préciser si les modifications entre les types « K » et « N » ont été introduites sur la chaîne de construction de l'avion ou à l'occasion d'une « G.V. ». 1)MOTORISATION : -Modèle K : 2 Gnome Rhône 14Kirs et 14Kjrs, de 870 cv chacun, donnant 1740 cv à 3200 m. 2)VITESSE A 4000M D'ALTITUDE : -Modèle K : 335 km/h 3)CAPOTS MOTEURS ET ECHAPPEMENTS : -Modèle K : Un collecteur d'échappement unique orienté vers l'extérieur. 4)FORME DES PRISES D'AIR : a)Supérieures : b)Inférieures : 5)MITRAILLEUSES : -Modèle K : trois Darne 33 de 7,5 mm 6)TOURELLE VENTRALE : -Modèle K : Identique à celle du MB 200, du type 1935 (pas de certitude absolue sur ce point, reste à confirmer) 7)FLETTNERS : -Modèle K : Triangulaires 8)HUBLOTS SUPERIEURS : -Modèle K : Deux hublots, entre la cabine de pilotage et la tourelle dorsale. 9)INCERTITUDES DE L'AUTEUR : Nous sommes au regret de donner les chiffres suivants, sans pouvoir en affirmer l'exactitude : *Poids à vide : *Surface portante : EXPORTATION DU MB-210 On a la certitude que le N°1 a été convoyé vers l'Espagne, en août 1936, par Lionel de Marmier. Deux autres auraient été livrés à partir d'une usine de Marignane et un petit nombre, hors numérotation d'usine, aurait été construit à Bordeaux, pour l'Espagne Républicaine ; mais rien n'est tout à fait sur. EQUIPEMENT DES ESCADRES ET ESCADRILLES Là aussi, nous entrons dans le « maquis » des chiffres et des dates, que nous allons essayer de « débroussailler ». Au moment de l'offensive de mai 1940, seuls les GB I/23,I/21 et II/21, effectueront des bombardements de nuit, avec leurs MB-210. NOMS ET NUMEROS DES MB-210 Certains MB-210 ont porté, à un moment ou à un autre de leur carrière, le patronyme « Verdun », à l'avant droit de leur fuselage, sous les trois hublots. Le MB 210 N°2, quant à lui, portait le patronyme « Verdun », à l'avant gauche de son fuselage, d'après les photos en notre possession et en excluant l'hypothèse d'une inversion photographique. Quelques MB-210, portaient également, leur numéro de série à l'avant du fuselage, sous la tourelle. Ceci en plus du fait que ce numéro était inscrit, le plus souvent, sur les cotés du fuselage. MISSIONS Le MB-210 pouvait effectuer deux types de missions.
Il semble que le MB-210 Bn5 (modèle k, dans notre étude) était inapte aux missions de nuit, car repérable à cause des flammes sortant des pots d'échappements (cf. : Lettre du Général Vuillemin au ministre de l'air : Guy La Chambre, citée par Henri AMOUROUX) . LE BLOCK MB-210 Bn5 « Verdun » 2éme PARTIE : LA MAQUETTE LE SUJET : LE MB-210 N°258 Le Bloch MB-210 Bn5 « Verdun » N°258, faisait parti de la 4éme Escadrille du GB II/23 (BR 129), créée « sur le papier » et sur MB-210, en février 1936 ; mais qui resta équipé de MB-200, jusqu'au début de 1938. LA MAQUETTE Elle fait partie de la série « Musée » de chez Heller. Série qui mérite bien son nom, aussi bien au niveau historique qu'au niveau qualité des kits. Car ceux qui la composent ne sont plus depuis longtemps et nous le regrettons, aux standards de la production actuelle. Heureusement, on ne retrouve pas ces erreurs, sur le profil du N°258, qui accompagne la planche de décals CARPENA. MODIFICATIONS L'ancienneté du kit du MB-210, nous a contraint à un grand nombre de modifications, afin de réaliser un modèle assez proche de l'avion réel . 2)A l'inverse de ce que suggère le profil de la page 278 du DOCAVIA N°12, le MB-210 N°258, était bien équipé des gardes boue (pièces 62). 3)Sur les fuseaux moteurs, on refera les raidisseurs . Il n'y en a plus que 4, sur les MB-210, que nous définissons du type N, comme le N°258, au lieu de 5, sur les type K (cf. 1ére partie de cet article). 4)Les mitrailleuses proposées dans le kit (pièces 35) sont censées représenter des « Darne 35 ». Il faudra les modifier, pour en faire des « MAC 34 tourelle » (cf. DOCAVIA N°12, Pages 344 et 345) . 5)Les moteurs sont améliorés par l'ajout d'une deuxième couronne de cylindres, sur chacun d'eux. Cette deuxième couronne venant, bien sur, de la célèbre « boîte à rabiots ». 6)On modifiera les raidisseurs de l'extrados des ailerons, en s'inspirant de la photographie de la page 12 du N°140 du Fana et on rajoutera un raidisseur, dans l'axe de chaque moteur, sur le dessus de l'aile. 7)Les empennages horizontaux (pièces 73 et 74), seront descendus d'environ 4,5 mm et légèrement avancés. 8)Les tourelles supérieure et inférieure seront montées en position éclipsée, comme elles l'étaient, dans la réalité, lorsque l'avion était au sol. 9)La fourche de relevage (pièce 57) du train principal est à refaire, car elle doit rejoindre la jambe de train au niveau du moyeu de roue. 10)Nous avons tenu également à rehausser de 2 mm, les groupes de trois hublots, situés à l'avant du fuselage. Ceci afin de nous conformer aux plans du MB-210, en notre possession. 11)La roulette de queue a été avancée de 4 mm et nous avons installé deux câbles de renfort en V. 12)Nous avons ouvert les portes du poste de pilotage et celle du fuselage. Mais ceci est une option personnelle et non indispensable. 13)Les flettners d'ailerons et d'empennage seront refaits. Car ceux du N°258 sont différents de ceux de la boîte Heller. 14)Nous avons fabriqué, avec de la carte plastique et de la corde à piano, les guignols de commande des ailerons et des flettners d'aileron. 15)Enfin (ouf ! ! !) nous avons réalisé l'antenne gonio et les phares d'atterrissage. ORDRE DE MONTAGE L'ordre de montage de la maquette est précisé ci-après : VOLETS D'INTRADOS Ils se trouvent entre les fuseaux moteurs et le fuselage. On peut les positionner vers le bas, comme sur la photo N°4. Ce qui arrivait lorsque l'avion était au sol. DECORATION ET PEINTURE L'intérieur du fuselage est gris bleu clair, à l'exception du plancher qui sera vert clair (produit ignifugeant). DECALS CARPENA REFERENCE 72.20 La planche est très belle et la décoration du MB-210 est exacte. Nous souhaiterions, qu'un jour, la marque KP (Kovozavody Prostejov) (ou une autre marque), produise un MB-210, aussi bon, sinon meilleur que son MB-200 et avec, pourquoi pas, une planche de décals comprenant une déco roumaine. On peut rêver ! ! ! J.P.B. P.S. Pour le Bloch 210 les photos N/B et les plans sont de la collection de M. LEMAIRE (Ailes Anciennes de Toulouse). La photo couleurs font parti de ma collection.

« UN « SOLDAT » INCONNU » :
Cependant, nous avons déjà pu rassembler, sur cet avion, la documentation suivante :
-Histoire de l'Aviation Militaire (Lavauzelle) (Page 51 : photo du Bloch 210 N°258).
-Air Journal N°4 mars 1968
-C.A.J. Vol.4 N°4
-V.D.M. N°30
-Fanatique de l'Aviation N° 140 & 242
-DOCAVIA N° 3,8 & 12
-French Air Force (Squadron) de P. Camélio et C. Shores
-Article de M. Pierre Rivière, dans un numéro d'Aviation Magazine de 1972
-« Le peuple du désastre » d'Henri Amouroux -Page 87- Tome I de « La Grande Histoire des Français sous l'occupation »
-Histoires vraies de l'Aviation N°15 -Page 42
-Documents photographiques du S.H.A.A.
-De l'Aéronautique Militaire « 1912 » à l'Armée de l'Air « 1976 » de Myrone N. CUICH
-Enfin et surtout, la documentation et les photos qu'à eu l'amabilité de nous adresser M. René Lemaire.
Mais Myrone N. CUICH, parle d'un Bn4 (4 membres d'équipage) et M. Pierre RIVIERE, d'un Bn5 (5 membres d'équipage).
A notre avis le Bloch 210 était un Bn5, car le devis de poids de l'équipage était de 433,5 kg, ce qui correspond à 5 aviateurs, avec leurs équipements de vol, plutôt qu'à quatre.
Présenté en 1934, sous l'appellation MB-311 N°1 « Verdun » ; cet avion fut commandé à 130 exemplaires, dans le cadre du Plan I, en avril 1935, sous son nom définitif de : MB-210 Bn5 « Verdun ».
La charge de travail étant répartie entre plusieurs constructeurs : Bloch, Hanriot et Caudron Renault.
Le premier avion devant sortir le 31/10/35 (il ne fut livré qu'en avril 1936), le dernier en mars 1938.
Dans le cadre du Plan Quinquennal, qui suivi le Plan I, 56 MB 210 furent commandés et répartis de la façon suivante : 20 à Hanriot, 20 aux ANF les Mureaux et 16 à Bréguet.
Mais en 1937, cette commande fut englobée dans le Plan II ou « Plan des 1500 » et portée à 77 appareils, répartis en 6 marchés. En tout, 253 MB-210, furent commandés, pour 238 livrés en août 1939.
-Au 01/01/38 : 145
-Au 01/01/39 : 245
-Au 01/09/39 : 253
Les causes en furent le modernisme de l'avion : train rentrant, habitacle fermé, hélices à pas variable, volets hypersustentateurs et vitesse d'atterrissage et les problèmes causés par les moteurs GR 14K ou K14, fragiles et peu fiables.
Ces problèmes moteurs ne seront curieusement pas notés hors de France. En particulier, dans les pays d'Europe Centrale, qui construisirent ce type de moteur sous licence.
D'où l'on peut déduire que les ennuis des GR 14K mettent en cause :
-soit la qualité des métaux en France
-soit le non-respect des tolérances mécaniques, par les utilisateurs
-soit des défauts de maintenance
-ou, ces trois causes en même temps.
Cette différenciation est basée sur les changements de GMP, au cours de l'hiver 37/38 ; mais elle va plus loin que cette seule modification de GMP.
Nous distinguons donc :
1)Les MB-210 modèle K (plus ancien)
2)Les MB-210 modèle N (de 1938)
Les divers auteurs faisant un « joyeux » mélange des caractéristiques de ces deux types, pourtant bien différents.
Fuselage d'un seul tenant, de section rectangulaire. Train rentrant. Volets d'intrados. Hélices RATIER, tripale, à pas variable réglable en vol, d'un diamètre de 3,25m.
Démarrage électrique. Réservoirs d'essence protégés. Réchauffage de cabine. Pilotage automatique. Planche PSV, suspendue élastiquement.
Radiocompas. Téléphone de bord. Photo. Quatre engins éclairants au pilote.
Envergure : 22,81 m Longueur : 18,9 m Hauteur : (ligne de vol, train sorti) 6,15 m Voie du train : 5,4 m
-un 1er pilote
-un 2éme pilote
-un mécanicien (mitrailleur)
-un radio navigateur
-un mitrailleur
Il y avait trois postes de mitrailleuses à servir au combat.
CAMOUFLAGE ET IMMATRICULATION
L'immatriculation était peinte en blanc sous les ailes.
N° 1 à 8 : E 341 à 348 N° 151 à 175 : E 628 à 652
N° 16 à 33 : E 358 à 375 N° 176 à 184 : E 849 à 875
N° 66 à 72 : E 410 à 416 N° 189 à 230 : L 165 à 206
N° 79 à 88 : E 424 à 434 N° 231 à 257 : E 125 à 151
N° 89 à 132 : E 436 à 479 N° 258 à 263 : L 210 à 215
N° 139 à 150 : E 983 à 994
Il faut noter que les MB-210, furent interdits de vol pendant environ six mois, du 24/09/37 au 04/03/38.
-Modèle N : 2 Gnome Rhône 14N 10/11 ou N 20/21, de 950cv chacun, donnant (à priori) 1900 à 2000 cv à 3200 m.
Tous les 14N, comme la plupart des 14K avant eux, existaient dans des versions « doubles » (sens négatif de rotation : indices pairs, sens positif : indices impairs). Ainsi le MB-210, bimoteur, était équipé, par exemple, d'un GMP 14N10 et d'un GMP 14N11.
-Modèle N : 355 km/h
-Modèle N : Echappements annulaires. Le GMP G-R 14N était mieux refroidi que le G-R 14K.
-Modèle K : Triangulaire
-Modèle N : Rectangulaire
-Modèle K : Courte
-Modèle N : Longue (il semble même, qu'il y ait eu deux modèles de prise d'air inférieure pour les GMP GR 14N)
-Modèle N : trois MAC 34 Type T (tourelle) de 7,5 mm
-Modèle N : Semblable à la tourelle dorsale, du type B, semi-éclipsable. Qui était, d'après M. P. CHOTARD, officier mécanicien sur MB 210, « un vrai balcon volant ».
-Modèle N : Rectangulaires
-Modèle N : Pas de hublots. Mais il y a des exceptions (le N°23, par exemple).
Pour clore ce paragraphe, nous signalerons deux détails, dont la présence ou l'absence ne paraissent pas soumises à des règles précises :
-Les gardes boue du train principal et les sandows de la roulette de queue.
Ces derniers étant souvent enlevés par les mécaniciens, à cause des complications qu'ils entraînaient.
-Modèle K : 5795kg
-Modèle N : 5990kg
-Modèle K : 72m2
-Modèle N : 75m2
De même, M. Pierre RIVIERE, donne pour certaine la livraison de dix exemplaires de MB-210, équipés de GR 14N 10/11, à l'aviation roumaine.
Pour notre part, nous pensons plutôt que sur une commande de la FARR (Force Aérienne Royale Roumaine) de 24 MB-210, au départ ; huit avions (après réduction de la commande initiale) furent réellement livrés avant juin 1938.
Mais le chiffre de dix avions livrés, est souvent repris par divers auteurs.
Il y eut également, en novembre 1942, lorsque les Allemands occupèrent la zone libre, quelques « exportations forcées ». En effet, ils récupérèrent 37 MB-210, dont 6 furent reconditionnés et livrés en Bulgarie. Un certain nombre de MB-210 restèrent à Salon, pour l?entraînement des élèves.
Pour simplifier notre propos, nous ignorerons les dates de prévisions d'équipement, qui du fait des retards de livraison (en particulier :train et hélices) n'ont jamais pu être respectées ; pour ne donner que les dates d'équipement effectif.
Tous les auteurs sont d'accord pour dire que la première escadrille équipée de MB-210, faisait parti du GB II/21 et le fut en septembre 1936. C'était donc la seule au 1er janvier 1937, à être ainsi équipée, sur les 72 escadrilles du 1er Corps Aérien Lourd.
Du 1er janvier 1937 au 24 septembre de la même année, les quatre groupes suivants reçurent des MB-210 : II/21, II/19, I/12 et II/12.
En janvier 1938, la liste des groupes de bombardement et leur lieu de stationnement était la suivante :
-II/19 et II/21 à Bordeaux Mérignac
-I/19 à Reims
Fin 1938, 12 groupes étaient équipés ou terminaient leur transformation sur MB-210. Ils formaient les six escadres suivantes : 11e,12e,19e,21e,23e et 51e escadres.
En 1939, entre le 16 août et le 3 septembre, l?aviation de bombardement comptait entre 180 et 238 MB-210, dans ses rangs, répartis ainsi :
-GB I/12 et II/12 à Reims (31 MB-210)
-GB I/21 et II/21 à Bordeaux (28 MB-210)
-GB I/11, II/11,I/23 et II/23 à Toulouse, puis à Istres (62 MB-210)
-GB I/51 et II/51 à Tours (La Perthe et Troyes) (30 MB-210)
-GB I/19 et II/19 à Bordeaux, puis en déplacement en AFN (29 MB-210)
Entre le 10 mai et le 13 juin, on comptabilisera la perte de sept appareils.
Ce fut le cas des appareils portant les numéros suivants :
-N°6
-N°22 (4° Escadrille du GB II/19 (SPA 79))
-N°23
Le devis de poids de ces missions est précisé dans le tableau suivant :
NOTA
MISSION I
MISSION II
Equipement
414,6 kg
471,1 kg
Munitions
148 kg
148 kg
Bombes
793 kg
1504 kg
Combustible
1900 kg
1200 kg
Equipage
433,5 kg
433,5 kg
Le GB II/23 était stationné à Toulouse, au moins jusqu'en 38/39. Il se trouve sur le terrain d'Istres-Groupe IV, en août 1939, où il forme, avec le GB I/23, le GB 7 de la ZOA Alpes.
Il sera équipé, le 10 mai 1940, en LeO 451 (Istres Le Vallon).
A la date du 16 août 1939, la 23éme Escadre, comptait 31 MB-210.
Elle présente plusieurs « grosses erreurs », qui étrangement avaient été reprises en 1970, dans le profil de M. J. Moulin, publié dans le C.A.J. Volume 4, N°4 :
1)Empennages horizontaux trop hauts (de 4,5mm) et trop en arrière.
2)Capots moteurs trop longs. Ils ne conviennent que pour le prototype et ni pour un MB-210 équipé de GMP GR 14K, ni pour ceux équipés de GR 14N. Il est trop long de 5 mm.
3)Moins grave : l'absence des câbles de la roulette de queue et du deuxième câble d'empennage, ainsi que de l'antenne gonio.
4) Enfin, il faut noter que la plupart du temps, les tourelles ventrale et dorsale étaient en position éclipsée.
Nous vous donnons, ci-après, la liste :
1)Les capots moteurs seront raccourcis et les prises d'air supérieures et inférieures seront refaites.
Les échappements, autour du capot, seront réalisés avec de la carte plastique, très fine.
Ce profil, nous semble comporter certaines petites erreurs :
On y a oublié les câbles de roulette de queue et l'antenne gonio. Mais, par contre, on y voit des plaques à l'avant du fuseau moteur et un raidisseur entre la porte pilote et le hublot latéral, qui ne sont visibles sur aucune des photos consultées.
On modifiera, en l'affinant, la partie antérieure de la base des fuseaux moteurs.
Pour la tourelle supérieure, il suffit de descendre un peu la pièce 42, en remplaçant les supports de collage par des « strips » de 4 mm d'épaisseur.
Quant à la tourelle inférieure, nous avons tout simplement collé la pièce 27 sur la pièce 28, au lieu de l'inverse, tel que cela nous est proposé par le plan de montage d'Heller.
1°) Les ailes
2°) Les plans de profondeur et la dérive
3°) Les roues et les capots moteurs
4°) Le fuselage
5°) Finitions et assemblage des différents sous-ensembles.
L'avion est couleur kaki clair : HM7 ou H159 de chez Humbrol (c'est pareil) et non vert émaillite, qui n'est pas un vert, ni une peinture ; mais un enduit anti corrosion, l'équivalent du zinc chromate américain.
Puisque nous en sommes aux « mystères » et « joyeusetés » du camouflage et des peintures des avions français de cette époque, parlons du bleu des cocardes.
La récupération et l'utilisation des restes, faisant la force des armées, nous pensons (avec prudence) que le bleu des cocardes et des drapeaux de dérive, jusqu'en 1940, n'était autre que le bleu horizon de la Guerre 14-18.
On obtient ce bleu en mélangeant : 2/5 de H 47 à 2/5 de H48 et à 1/5 de noir mat. Il vous faudra faire des essais, en les comparant avec le bleu des décals CARPENA, qui, à notre avis, est tout à fait juste.
Cependant, le décal lui-même est très fin, pour ne pas dire trop fin (c'est un comble ! ! !) . Il est à manier avec précaution, car il a tendance à friser.
Nous serions tentés de conseiller, avant utilisation, le passage d'une couche de vernis, à l'aérographe.
Le décal de la dérive nous semble difficilement utilisable. C'est pourquoi, nous avons peint le drapeau tricolore et ne nous sommes servi que de l'immatriculation donnée sur la planche.
A signaler, une légère erreur s'est glissée dans la notice d'utilisation. En effet, le MB-210 N°258, n'appartenait pas au GB III/23 ; mais au GB II/23, « Errare humanum est.. ».
SOUHAIT ET REMERCIEMENTS
Nos plus sincères remerciements à Messieurs LEMAIRE, BELLONIO et CHOTARD, pour leur aide précieuse.
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