LE Bf-109D « DORA » AU 1/48

DOCUMENTATION :

Replic n°12
Les Combats du Ciel n°5
Luftwaffe Colours volume 1 section 2

L'analyse de la boite ayant déjà été faite (voir la rubrique ANALYSE), on attaque directement le montage. L'habitacle se compose de 12 pièces très finement moulées, sauf le siège qui est légèrement empâté mais rien de grave. Le tout est peint en RLM02 (Humbrol 92). Le volant de trim est couleur cuir ainsi que le coussin dorsal du siège. J'ai eu un petit souci pour insérer le cockpit à l'intérieur des ½ fuselages, celui-ci étant légèrement trop large. Il a donc fallu raboter pour que ça rentre. Le capot moteur, fourni à part, ne s'ajuste pas bien et le recours au mastic est nécessaire. J'ai découpé le volet du radiateur pour le représenter ouvert et j'ai refait ce dernier en feuille d'alu. Pour la représentation de la structure du radiateur, j'ai collé sur la partie sensée le représenté du tulle à mailles très fines (les restes d'un baptême) que j'ai peint en noir puis drybrushé alu ; effet garanti.
La verrière est en une seule pièce, donc pour qui veut la représenter ouverte, deux solutions :
1) on la découpe (attention car un seul exemplaire donc pas de droit à l'erreur)
2) on la surmoule en plusieurs exemplaires (pour la sécurité) et on gagne en finesse.
J'avais déjà tenté l'expérience sur la maquette du I-16 avec, ma foi, un résultat plutôt convaincant. Pour se faire, il nous faut un support. J'utilise une bouteille avec son bouchon en liège et un matériau qui servira à refaire la verrière, une feuille de Rhodoïd relativement épais (1/2 mm). Le bouchon est taillé pour que la pièce d'origine vienne s'y encastrer. On chauffe la feuille de Rhodoïd au-dessus d'une source de chaleur et quand celle-ci est molle, on l'applique rapidement sur le bouchon en tirant vers le bas, ni trop vite ni trop lentement (on prend vite le coup de main). On maintient la feuille dans cette position quelques secondes, le temps qu'elle refroidisse, et le tour est joué. Il ne vous reste plus qu'à tailler le surplus de matière et vous voilà avec votre verrière finie
L'hélice est tout alu et le cône est blanc. Les anneaux rouge et jaune ainsi que les anneaux olympiques font parti de la déco de la boite.
Au pied de la dérive, il existe un trou oblong qui la traverse de part en part et qui permettait de régler l'angle d'incidence de l'empennage. Sur la maquette ce trou existe mais il est un bon millimètre trop en avant, il faut donc le boucher et le reculer jusqu'au bord d'attaque de l'empennage. Par la même occasion, on rajoute au sommet de celle-ci, un petit mat et sur le bas, de chaque coté, un petit guignol avec son câble.
Rien à dire au niveau des ailes, sinon que j'ai rajouté les anneaux d'arrimage dessous et les feux en bout de celles-ci.
Le raccord au fuselage ne pose pas de problèmes majeurs, juste un petit peu de mastic est à utiliser pour boucher un léger jour. Il ne reste plus qu'à rajouter les masselottes d'équilibrage sous les ailerons, coller les volets et le tube pitot et en avant pour la déco.
J'ai choisi la déco de l'avion de Gotthardt HANDRICK pendant la guerre d'Espagne en 1938.
Le dessous est RLM65 (Humbrol 65), les puits de train RLM02 et le bout des ailes blanc.
On ombre, ensuite, toutes les articulations (volets, ailerons, etc.) plus ou moins foncé, suivant ses goûts. Pour cela, j'utilise un mélange de terre de sienne et de noir, très dilué, que je passe à l'aéro (buse très fine et pression très basse ~0,5 bars). Je masque le long de la gravure et je pulvérise très près (~1cm), la buse dirigée vers le scotch. La technique est la même pour ombrer les lignes de structure, seule la couleur est différente puisque, dans ce cas-là, j'utilise la couleur de base foncée avec du noir.
On passe une couche de vernis brillant, indispensable pour poser les décals, et on met en place ces derniers. Ils sont de bonne qualité : fins, brillants par contre à manipuler avec précautions car ils sont cassants. Puis on vernit mat ou satiné.
La partie qui, pour moi, est la moins intéressante (pour rester poli) concerne le jus. Ca consiste à reprendre toute la gravure avec un mélange de terre de sienne et de noir très dilué. A l'aide d'un pinceau trois poils, on dépose ce jus et, par capillarité, il va courir le long de la gravure. Ensuite, on essuie l'excès avec un chiffon doux imbibé de térébenthine (essuyer toujours dans le sens du vent, donc de l'avant vers l'arrière), puis on drybrushe, avec la couleur de base très éclaircie, les arêtes vives.
Enfin, la dernière étape qui consiste à représenter quelques coulures d'huile au niveau des différents panneaux d'accès et c'est FINI, du moins pour le dessous, puisqu'il faudra faire la même chose pour le dessus. Il est RLM63 (Humbrol 92 plus du blanc), le bout des ailes est blanc ainsi que la partie mobile de la dérive. Pour changer, j'ai fait les cocardes des ailes au pochoir ainsi que les chiffres sur le fuselage.
Les montants de la verrière et du pare-brise sont faits avec des bandes de décals peints.
Le train n'appelle aucun commentaire particulier. Il est peint en RLM02, tout comme les jantes des roues. Jus plus drybrush terminent le tout.
En conclusion, on peut l'acheter sans crainte. Ca se monte tout seul et c'est tant mieux, ça laisse plus de temps pour s'amuser sur la peinture.

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