Le HEINKEL He-178 V1 AU 1/48

DOCUMENTATION :

Model Art N° 348 « GERMAN JETS in WWII »
JET PLANES OF THE THIRD REICH

voir la rubrique ANALYSE, pour l'analyse de la maquette.

Les pièces ne sont pas repérées sur les grappes. On se dit "pas grave" puisque la notice donne les schémas d'implantation avec numérotation de celles-ci. Manque de pot, le dessin ne correspond pas à la grappe que l'on a sous les yeux. Aïe, ça commence mal. Le montage s'annonce plus long que ce qui était prévu au départ.
On reprend les bonnes vieilles habitudes en commençant le montage par l'habitacle. Le siège sera affiné par l'extérieur pour pouvoir passer entre les consoles en photodécoupe. On refait le manche car celui de la boite est beaucoup trop grossier. Idem pour le palonnier. On enlève de la matière sur les bords de l'habitacle pour réaliser les glissières de la verrière. La casquette est refaite en feuille d'alu.
La gravure en creux est très fine, tellement même que l'on est obligé de la reprendre.
C'est le moment de tout refermer. Un montage à blanc est obligatoire car aucune pièce ne correspond. On ajuste, on ponce, etc. jusqu'à ce que tout ce monde s'insère parfaitement, puis on colle les 2 ½ coquilles. Là aussi, ce n'est pas une partie de plaisir car les pièces sont vrillées, donc utilisation de la cyano obligatoire. On laisse sécher comme il faut, puis séance, que dis-je, longue séance de masticage et ponçage pour obtenir un galbe parfait. Entre temps, la verrière a été thermoformée, voir l'article sur le Bf-109, car celle d'origine est, non seulement trop épaisse mais, en plus, en une seule pièce. Elle est après découpage trempée dans du Klir de Johnson pour obtenir une brillance exemplaire. Les montants sont refaits en alu autocollant.
L'aile est collée en place après affinage des bords de fuite et les joints, pardon, les gouffres sont mastiqués. Une couche d'apprêt, obligatoire, est passée pour faire ressortir les défauts.
Le train ne pose pas de problèmes, sauf si on utilise la pièce en photodécoupe représentant la corniche entre la jambe et le fuselage car on ne peut plus poncer pour faire la continuité avec ce dernier. Le remède, on réalise une encoche pour la rentrer en partie dans les flancs. Re-mastic pour le joint et voilà.
La peinture est «on ne peut plus simple». L'avion est peint entièrement en RLM02 (Humbrol 92). Les parties laissées en métal nu, dans la réalité, sont réalisées avec de l'aluminium de chez Alclad. Un jus sépia est passé dans la gravure et c'est tout. Vu que cet avion n'est resté qu'à l'état de prototype, pas la peine de s'acharner sur lui. L'inscription sous le poste de pilotage est réalisée, tout bêtement, avec du Letraset collé sur du décalque vierge.
Si au départ, on pouvait croire qu'il ne faudrait qu'une poignée de jours pour monter cette petite maquette, la suite va prouver qu'il n'en était rien. Elle reste, cependant, pour qui veut s'initier au « Short-Run », une base saine.

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