Ta-152H ITALERI plus kit de transformation FUSION 1/48
Historique :
Le Ta152, est l'aboutissement des efforts de Focke-Wulf à Brème, à vouloir refondre le Fw190A avec le moteur DB603 qui avait, selon son bureau d'étude des atouts indéniables.
Le profil du capot moteur a été revu pour un moteur en ligne et allongé pour recevoir un armement de capot plus puissant. Les ailes ont été avancées et le fuselage rallongé devant l'empennage pour compenser le déplacement du centre de gravité vers l'avant. La dérive à été élargie pour une meilleure efficacité à haute altitude. L'augmentation du rayon d'action à aussi été prévue avec 6 réservoirs souples auto-obturant, l'envergure fût allongée à presque 15 mètres pour la version Haute Altitude (H) qui était propulsée par un Jumo 213E.
Documentation :
·Modelart FW-190 et Ta-152
·Monografie Lotnicze 21
·Monogram Close-Up 24
Maquette et kit résine :
La maquette est l'ancienne Trimaster avec les pièces en métal et la photodécoupe en moins. Le plastique est très agréable à travailler et les ajustements sont irréprochables. La gravure en creux est fine, un peu trop même. Et il faudra la reprendre par endroits, si on ne veut pas la voir disparaitre sous les différentes couches de peinture.
Le kit Fusion qui permet de transformer le modèle H (haute altitude) en Modèle C (basse et moyenne altitude) est un modèle du genre et s'adapte à merveille. Seul regret, l'aménagement du compartiment des casiers à munition, bien visible par les puits de train, non fourni. Mais bon, c'est juste histoire de jouer « la fine bouche ».
Montage :
Autant vous dire tout de suite qu'il ne réservera aucune mauvaise surprise. Je ne parlerai donc dans cet article que des points critiques ou qui ont été améliorés.
Il commence par la découpe des parties qui seront remplacées par la résine. La doc Fusion donne les emplacements à couper. Il suffit de suivre les instructions.
Ensuite, j'ai assemblé le cockpit. J'ai rajouté quelques tringles, faisceaux et câbles, bien visibles sur les photos mais, dans l'ensemble, ça reste sobre.
La couleur de base est le RLM66 (1022 Aéromaster) suivi d'un jus Sépia et d'un drybrush gris clair.
Sa mise en place ne pose pas de problème et on pourra coller les 2 ½ coquilles dans la foulée. Le boudin de protection sur la casquette a été refait avec du profilé pour donner un peu de volume et les rails de la verrière ajoutés.
Le capot résine de Fusion est collé sans se poser de question. Les ajustements sont corrects et très peu de mastic a été utilisé.
Sur les photos du vrai, il semble que le capot armement soit en légère surépaisseur. Je l'ai donc refait en alu autocollant. Ca m'a permis d'éviter de regraver à cet endroit plus que délicat.
Ensuite vient la mise en place de l'insert résine représentant l'arrière du DB. Et ce ne fut pas qu'une partie de plaisir. En effet, ce dernier, joli au demeurant, ne rentre pas si on veut garder le bâti-moteur. J'aurais pu le supprimer mais il reste visible par les puits de trains. Donc, perceuse, fraise et poussière dans tout l'atelier, pour dégrossir la résine et arriver à caser tout « le bazar ». De l'autre coté et malgré toute la volonté du monde, j'ai dû me résoudre à supprimer une partie du bâti et ne mettre en place qu'un moignon.
Donc, Fusion fournit le « cul » du moteur et c'est bien. Le problème c'est que derrière celui-ci, il y a du monde aussi. Et là, rien, « nada », le dessert. Pas de pièce en résine pour meubler. C'est un peu dommage. Ce sera donc un peu de scratch car même si je voulais du « de la boite », je ne peux pas laisser ça vide.
J'ai donc fait un caisson que j'ai rempli avec : un réservoir, la culasse du canon, le conduit d'éjection des douilles et les casiers à munitions. Voilà. Maintenant, c'est plein comme un oeuf et ça me plait un peu plus.
J'ai rajouté quelques bricoles pour meubler les puits du train mais je ne suis pas vraiment sûr de la véracité. Le peu de photos que je possède de cet endroit ne m'a pas vraiment aidé. J'y suis allé à l'inspiration.
Enfin arrive le moment, tant attendu, de la peinture.
L'intrados était partiellement recouvert de RLM76, le reste étant alu. Je commence par passer cette dernière, de la Vallejo Model Air diluée au Klir. Certains panneaux ont été repris avec la couleur de base foncée au noir, pour certains, et au noir plus marron, pour d'autres. Du Maskol a été déposé aux endroits où se trouveront les éclats de peinture. Puis, après masquage, je passe le Gunze H417.
N'étant pas particulièrement un fan des décalcomanies, j'ai préféré refaire les marquages à la peinture. Pour ce faire, j'utilise la planche d'origine comme modèle, une feuille de rhodoïd pour la protéger et de la frisquette pour les pochoirs.
Ceci fait, je frotte, avec un coton tige, les zones où le masque liquide a été déposé pour faire apparaitre l'alu. Pour terminer, une couche de vernis brillant avant le jus Gris de Payne pour le bleu clair et Sépia pour l'aluminium.
Pour l'extrados, j'ai fait une tentative à main levée. Ce n'est pas évident du tout. Il faut trouver la bonne dilution, la bonne pression, la bonne distance et après quelques essais sur un vieux morceau de plastique, je me suis lancé. Au passage, je remercie Franck Oudin qui m'a donné quelques tuyaux qui m'ont bien aidé.
J'ai voulu mettre en situation la maquette en m'inspirant d'une photo trouvé dans le Close-Up.
Pour représenter le sol, j'utilise un produit miracle qui est de la masse de coulée pour figurine. C'est sous forme de poudre, comme du plâtre, qu'on mélange à de l'eau pour obtenir une pâte, un peu comme de la pâte à crêpe. Pas de formation de grumeaux, c'est sec en ½h. Et on peut commencer à la travailler au bout d'une 1h1/2. Autre avantage, c'est plus solide que le plâtre.
La surface de ce produit une fois sec étant lisse comme la peau d'un bébé, je saupoudre du sable fin, 10mn après avoir coulée la pâte. Au bout d'1/2h, on peut décoffrer et frotter la surface pour enlever le surplus de sable. Il ne reste plus qu'à graver le motif. Dans ce cas, c'est du pavage mais toute autre représentation est possible.
Voilà pour ce petit montage, vite fait, qui m'a permis de m'essayer au camouflage à main levée.
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